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L'attitude oeillère permet « au mal » de se répandre

 

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Croire qu’il est possible de travailler sur soi sans devoir affronter les dures réalités du monde dans lequel nous vivons est un leurre. Un leurre abondamment utilisé dans la sphère de ladite « spiritualité ». Le mouvement positiviste avec sa philosophie « thinkpink » exploite à merveille ce leurre. Des énoncés tels que « voir et penser au mal présent dans le monde attire ce mal dans notre vie et lui donne plus de puissance globalement » en est un exemple gracieux. C’est Le Secret version HD avec en prime une bonne dose de culpabilité s’il nous arrive un événement fâcheux!

Il faut comprendre ici que c’est précisément cette attitude oeillère qui permet « au mal » de se répandre et de prendre de l’ampleur. L’attitude nombriliste et déconnectée du monde qu’offre un nombre grandissant « d’enseignements spirituels » ne vient que valider l’immortelle citation d’Edmund Burke lorsqu’il déclare que « la seule chose nécessaire pour le triomphe du mal est que les gens de bien ne fassent rien ». C’est pourtant le gros bon sens.

Corolairement, dénoncer les injustices du  système, occuper les places publiques en brandissant des pancartes à slogans et signer des pétitions en ligne afin de « changer le monde », tout ceci est voué à l’échec si ces actions ne sont pas  accompagnées par une profonde prise de conscience de notre part de responsabilité dans l’état actuel des choses ainsi que par des changements concrets dans nos agissements quotidiens. S’opposer à l’exploitation manufacturière des enfants dans les pays pauvres tout en continuant de profiter des bas prix faits en Chinefaits aux Philippines et autres est un exemple flagrant de dissonance cognitive. Encore une fois, ce n’est que le gros bon sens. Notre monde intérieur et notre monde extérieur sont très intimement interreliés. À ce point que tenter de les séparer, quoiqu’un tantinet, est illusoire. Rien ne se passe intérieurement sans qu’il n’y ait de répercussions « là-bas » et vice-versa.

 

Réunir l’inséparable

C’est donc en ce sens que ce livre comporte deux sections principales (État du monde etÉtat d’être) afin d’amener le lecteur à réfléchir à la fois à sa propre dimension intérieure et à ses incidences sur le monde extérieur et, inversement, au monde qui l’entoure et aux conséquences que ce dernier implique sur sa propre personne.

Ces sections n’auront pas de coupures nettes autres qu’en titres : les deux dimensions seront constamment abordées de part et d’autre. Disons simplement que c’est l’angle de l’approche initiale qui différera, car parler de notre propension à l’identification ou de la guerre dans le monde revient à parler de la même chose, mais en termes différents.

S’approcher de la vérité, de la réalité objective, tend à clarifier les liens existant entre ce qui peut paraître, de prime abord, des sujets différents et nous rapproche d’une vision plus globale et unifiée de la vie. C’est une façon, à la Zen, de réunir l’inséparable.



28/12/2014
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