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Synthèse du moi pour s'épanouir

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"La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature". Sénèque. 

 

"Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin." C.G. Jung

  

"En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être." C.G. Jung

 

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur." C.G. Jung

 

"Il ne s'agit pas d'atteindre la perfection, mais la totalité." C.G. Jung

 

 

"Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement." C.G. Jung

 

Notre entrave majeur sont nos contradictions internes, les conflits psychiques, les dilemmes qui nous animent nous entravent. Il en est de même de la propension à projeter, voir le mal chez l'autre et fermer les yeux sur nos propres travers, imperfections.  Nous rêvons tous d'une forme de fluidité, que nos pensées, nos paroles et nos actes soient cohérents.  

 

Il n s'agit de de choisir d'écouter la voix de la raison ou celle du coeur.

 

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Dans cette guerre intérieure, Freud dit que « ce n’est pas résoudre un conflit que d’aider l’un des adversaires à vaincre l’autre ». Le vaincu ne manquera pas de riposter. La voie de la sagesse est toujours celle du compromis. 

Il ne s’agit pas non plus d'être l'esclave de nos désirs (le "ça"), mais plutôt de tenter de parvenir à un équilibre harmonieux entre les forces en présence et cheminer vers la réunification de ma personnalité. Platon parlait déjà de la justice de l’âme. Précisément, il convient de donner leur juste place aux éléments qui nous constituent, et de permettre à nos faiblesses et nos fantasmes d’exister sans les mépriser, d'accepter d'éprouver, en laissant les émotions nous traverser, de laisser une place à l'égo sans le laisser nous envahir... 

 

Quand on enfant, on a besoin de se scinder en deux. De refouler les émotions insupportable qui nous dépassent que l’on ne sait pas gérer. Les émotions produites par une situation insupportable ou face à laquelle nous n'avons pas l'expérience et la maturité nécessaire pour l'affronter. Ces situations ont été refoulés car les mécanismes de défenses existent pour nous protéger. Les refoulement demandent beaucoup d'énergie psychique et parasitent notre cognition, tout en entravant nos actes (actes manqués, lapsus, phobies, peurs, dépréciation, auto boycott... ) A l'âge adulte, lorsque la maturité permet de les gérer, les émotions demandent à être conscientes, ce sont nos peurs d'enfant qui nous en empêche, et ce qui nous effrayait enfant, pour la majorité des refoulement, n'a plus lieu d'être. Avec le discernement, l’adulte devient capable de les affronter, elles ne sont plus insurmontable, même si, elle reste déplaisantes le temps de les sentir, ensuite elles se dissipent. Mais les peurs infantiles de les affronter sont tenaces. Le champ de la conscience reste limité tant que les émotions ne sont pas liquidées. La synthèse du moi est nécessaire pour s’épanouir et s’adapter à la vie réelle.

 

La lecture peut se faire sous plusieurs axes. 

Corps, coeur, esprit ou raison

Cerveau Reptilien (réflexe, instinct), cerveau lymbique (émotions), néo cortex (raison)

Ca, Moi, Surmoi

 

Il est toujours question de 3 instances, 3 parties à faire cohabiter en nous. 

 

 

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Ci dessus la topique freudienne. 

L'instance première est le ça. C'est le fonctionnement pulsionnel primaire, sur le principe de la satisfaction du plaisir immédiat. Celui qui fonctionne sur ce mode (l'enfant) ne peut accepter une frustration transitoire dans le but d'obtenir une gratification et un plaisir postérieur.  Nous sommes ici dans le tout de suite, maintenant. 

Le Surmoi se forme à partir des interdits, l'éducation, "tu ne dois pas", "il ne faut pas", "c'est mal", fais pas ci, fais pas ça.... 

Celui qui fonctionne sur ce mode privilégié agit en fonction du conditionnement éducatif ou des principes moraux ou religieux rigides. 

 

Le Moi

 

C'est la partie de la personnalité la plus consciente, toujours en contact avec la réalité extérieure, soumis au principe de réalité, il a un rôle de régulateur et de médiateur, de compromis si les instances ne sont pas scindées entre elles. Le Moi se forme à partir d'identifications et de gratifications successives. 

 

 

 

Le jeu avec le manque, il vient de la période ou  l'enfant commence à dire "non" à la mère, et acquiert une maîtrise, vers 3 ans.  Ayant acquis cette maîtrise, il peut donner activement. Il n'en est plus à subir passivement l'extérieur, il est devenu actif. L'enfant a une identité. A partir de là, de cette maîtrise, même si elle est limitée, l’enfant en retire un grand plaisir, il va vouloir tout conquérir. Il y a aussi à cette période, un sur-investissement narcissique, car l'enfant est encouragé, il reçoit des gratifications. Si c’est excessif, il pensera alors pouvoir apporter toutes les satisfactions à sa mère. L'enfant se mesure désormais à son père, et se trouve confronté à ses interdits, sa loi. De par sa parole de tiers, le père y énonce sa présence. Si le manque a permit la représentation mentale, la loi permet de faire des associations d'idées dans un processus secondaire.Cette loi sera une loi de protection qui évitera à l'enfant de déprimer après ce stade de la toute-puissance.

Il substituera un fantasme à cette dépression. Une loi qui le protège en le déviant d’une inclinaison néfaste et qui le dirige en compensation vers la connaissance et la socialisation. Mais si le père est disqualifié, à cause de son comportement ou s’il ne joue pas son rôle, s’il est absent, alors, l’enfant n'a pas compris la nécessité du respect de l'autre, il dénie la nécessité de recevoir la loi du père. Il dénie qu'il soit différent, il dénie le respect des générations (enfant/adulte).

Le fonctionnement psychique, très riche, est celui d'un enfant qui a partagé trop tôt des soucis d'adulte. Le père a laissé l'enfant vivre des émotions non maîtrisables. Il n'y a pas eu protection de l'enfant. Les parents n'ont pas eu de censure. Ou bien ils lui ont parlé en adulte ou les événements lui ont imposé d’assumer en adulte. Pas bien protégé, l’enfant en a conclu qu'il n'y avait pas de différence entre lui et l'adulte, qu'il n'y a pas de loi, le père étant dévalorisé, l'enfant n'a aucune raison de s'identifierà lui. Sa loi ne marche pas.

 

Un autre point :

Une relation avec une mère immature imprévisible a pour conséquence que l’enfant devenu adulte va passez alternativement par l'idéalisation à la dépression, et démontrez qu’il est toujours abandonné.

Etre apte à pensez, associez, utilisez des comportements de mentalisation est une avancée, mais si vous-vous êtes développé en construisant vous-même votre loi,  en cherchant la justification de la loi dans la raison, à ne vous soumettre à la loi que dans ce qui vous arrange ou à démontrez tout le temps que vous avez raison en soutenant que la loi a une essence rationnelle, alors votre intégration du Surmoi est biaisée. Vous connaissez la honte, mais pas la véritable culpabilité.  

Si le père était trop prévisible ou trop permissif il ne rempli pas son rôle. 

 

 L'enfant idéalise la toute-puissance maternelle (ou son substitue).

A partir de l'Oedipe, papa est une personne, qui est là pour dire et inter-dire (position de tiers, triangulaire). C'est la parole qui fonde la nature d'une loi intériorisée. "L’interdit de papa est juste et utile et je peux l'intérioriser". On ne peut pas être d'accord avec une loi qui ne marche pas, on ne peut que la subir, comme le petit bébé. C'est le dépassement de la position narcissique vers le respect de l'autre, l’idéal du Moi qui se détache du centre du Surmoi.  

 

Grace aux rêves, à l’idéalisation, on peut rejouer inlassablement l’assouvissement d’un désir et se libérer artificiellement des frustrations et fardeaux de la vie.

Lorsque l’on tombe amoureux, une idéalisation passagère est normale et bénéfique. Mais elle est motivée par le désir et non le besoin vital d’idéal. Sans elle, l’être humain ne serait pas assez fou pour débuter une relation, même si on aspire à l’amour, cela implique beaucoup de contraintes psychiques, matérielle et pratiques, complètement dissuasive par ailleurs. Alors cet état mental passager est nécessaire pour voir la vie du bon côté, prendre les événements avec un peu plus de légèreté, enjoliver le réel… l’idéalisation sauve de la banalité. Les amis, le/la partenaire, les centres d’intérêt sont valorisés. L’idéalisation saine donne de la saveur aux choses et à la vie.

Après quelques mois, on émerge et la réalité de l’autre finit par s’imposer à nos yeux : il n’est pas parfait ! Arrive alors le moment où chacun des partenaires prend la décision de construire une relation vraie, de regarder l’autre tel qu’il est véritablement et de « continuer «  à l’aimer avec ses qualités, mais aussi avec ses défauts. La relation – qui jusque là était idéale – se modifie alors en un arrangement plus réaliste et plus mature, la désillusion fait souffrir mais, si l’idéalisation n’est pas indispensable et vitale,  on cicatrise et on s’adapte à la réalité. La vie va ainsi.

 

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Si elle est indispensable, l’idéalisation peut causer de graves torts.

Lorsque la réalité le rattrape, on tombe d’affreusement haut et on se

fait excessivement mal. Les insatisfactions, les conflits et des doutes

paraissent insurmontables.

 

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En amour par exemple, on passe de l'idéalisation à la déception sans transition, tout devient tout à coup extrêmement décevant. On passe du tout au rien. Les sentiments sont fragilisés et l’attirance diminue en flèche. La désillusion vient en fait saboter la relation et ne permet aucun ajustement, ni aucune adaptation.

 On découvre que l’on s’est voilé la face et que l’autre n’est pas si merveilleux que ça. Au contraire. Et on se demande : « » Au plus l’idéalisation a été grande, au plus la désillusion et la douleur de la perte sont grandes. À ce moment-là, bien souvent, le couple rompt ou tombe dans des rapports de rejet et de haine.

Dans le besoin vital d’idéal, la personne idéalisée sert de prothèse narcissique pour masquer les manques. L’idéalisation devient un aveuglement, un refus de voir la réalité et mène forcément à la déception, à la frustration et à la dépression, mais une dépression que le sujet ne veut pas surmonter, il va se réfugiez inlassablement d’idéalisation en idéalisation. L’idéaliste ne parvient plus à vivre sans l’objet qu’il idéalise. Sans lui, son existence n’a plus de sens. L’objet idéalisé doit apporter un remède à tous ses maux et si à un moment donné ou à un autre, il ne remplit plus ce rôle, l’identité de la personne est brisée parce qu’il n’arrive à se construire sans sa chimère.

Les personnes les plus sujettes à souffrir d’idéalisation pathologique sont celles qui ont manqué d’affection dans leur petite enfance ou qui ont été rejeté. L’individu attend de l’objet idéalisé qu’il le contente à cent pour cent et qu’il comble ses besoins, comme ses parents auraient dû le faire pour lui, il l’a rêvé si fort ! Mais cela est totalement impossible ! Alors la personne ne sera jamais satisfaite,  car cette demande s’adresse, en fait, aux figures nourricières qui lui ont fait défaut, et non au présent. Alors quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit réellement, personne ne peut réparer la relation du passée.

Quelles solutions? Dans un premier temps, il faut trouver l’origine de la blessure narcissique. Prendre conscience des enjeux émotionnels qu’elle implique. Les revivre. Il faut pouvoir reconnaître l’idéalisation. Lorsqu’on a placé la barre trop haut, il faut pouvoir le reconnaître, revoir ses attentes et redéfinir son idéal. Bien entendu, le but n’est pas de se contenter de peu ! Il ne faut pas non plus perdre de vue qu’un idéal ne doit pas nécessairement être un objectif à atteindre tout de suite. On peut, tout au long de sa vie, tenter de se rapprocher le plus possible de son idéal. En définitive, il finit plus par représenter un chemin à suivre qu’une fin en soi.

 

 

L’homme épanoui rêve, mais ses rêves s’adaptent à la réalité.  

Parfois le désir ne peut naître que du fantasme sans lequel la jouissance ne pourra être obtenue.

 

 

Freud était neuro psychiatre avant d'être psychanalyste. Il existe d'autres approches mais au fond, les 3 instances psychiques correspondent aux trois cerveaux ! Reptilien, lymbique et néo cortex.

 

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Voir : la-theorie-du-cerveau-triunique

 

 

 Pour savoir si vous avez levé les refoulement, si votre cerveau est scindé, c'est très simple, vous souvenez-vous souvent de vos rêves ? 

Etes vous sujet aux actes manqués en permanence ? 

Avez vous des phobies ? 

Lorsque vous évoquez des souvenirs douloureux, restez-vous de marbre ou bien êtes vous envahi par les émotions ? 

 

Le refoulement opère de deux façons. 

Il efface soit l'émotion, soit le souvenir visuel. 

On se retrouve alors avec une émotion (souvent une peur) sans cause consciente, que l'on va attribuer à quelque chose d'autre que l'on peu fuir. C'est la phobie. 

 

Si l'on a refoulé les émotions liées aux souvenir douloureux, alors on pourra l'évoquer sans éprouver quoi que ce soit. 

 

 

 

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Contactez creer.son.bien.etre@gmail.com

 

 

 



20/12/2015
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