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Vertus des fruits Mangoustant et Garcinia cambogia

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Le Mangoustan

 

Ce fruit renferme jusqu’à 3 graines. L’arille fondant à l’arôme délicat et parfumé fait sa réputation; ce serait l’un des meilleurs fruits tropicaux. Il se mange tel quel car il perd sa saveur à la cuisson.
Plusieurs parties du mangoustanier font l’objet d’usages médicinaux dans les pharmacopées asiatiques traditionnelles (Chine, Thaïlande, Inde, notamment), généralement en combinaison avec d’autres plantes. La peau du fruit, les feuilles de l’arbre et le coeur de son bois sont, par exemple, employés pour soulager les douleurs abdominales, traiter la diarrhée, les infections, l’inflammation, les allergies, la dépression et les troubles cutanés. Les herboristes de ces pays s’en servent aussi pour prévenir les troubles cardiovasculaires et le cancer.

Déjà depuis quelques années, c’est surtout le fruit, le mangoustan, qui retient l’attention des Occidentaux pour sa teneur en antioxydants.
Centaines d’études scientifiques et articles publiés au sujet des xanthones et du mangoustan, suite à la découverte des xanthones a donné lieu à de nombreux essais in vitro et sur des animaux, pour l'instant, tendraient à première vue des résultats sur le traitement des allergies, des affections du tube digestif, et prévention des troubles cardiovasculaires, par exemple.

D’autres données préliminaires ont décelé des propriétés anticancer et antidépressives dans les xanthones.

Les résultats d’un essai sans groupe témoin mené auprès de 60 sujets en Thaïlande ont été publiés en 2008 : l’emploi d’un rince-bouche renfermant un extrait de la peau (péricarpe) du mangoustan a contribué à réduire la mauvaise haleine des participants.

Néanmoins, d'un point de vu empirique, on sait bien en france, que tant que les effets ne sont pas formellement démontrés, les propriétés ne sont pas officiellement reconnues, mais par ailleurs, les labo officiels préfèrent faire des essaies sur les mollécules chimiques de synthèse plutôt que sur les produits naturels puisque, si les gens se soignent eux-mêmes, c'est moins "juteux". Il y a mille exemples de ce type. Comme pour l'ortie, cette plante que tout le monde peut se procurer et dont les effets sont probant depuis longtemps et pourtant, aucun labo ne veut investir dans la recherche si bien qu'il est "interdit" de vendre le macérat d'ortie sous l'étiquette "pesticide". Mais les connaisseurs ne s'y trompent pas.

 

Pour en revenir au mangoustan, ou le Garcinia cambogia, si c'est un fruit exotique qu'on ne peut se procurer facilement, certains labo font des études pour vendre des pilules..

 

Toujours est-il que d'un point de vue empirique le mangoustan révèle une histoire longue et riche, on dénombre bien des applications ancestrales utilisant les bienfaits du mangoustan pour la santé.
. Le mangoustan pousse en abondance en Asie du Sud-est et est communément appelé «La Reine des Fruits» ou «Le Fruit des Dieux». Le mangoustan est utilisé depuis des siècles tant pour se nourrir dans les médecines traditionnelles, le mangoustan a été pendant longtemps inconnu en occident.

Pourtant depuis plusieurs siècles on connait les bienfaits du mangoustan dans les médecines traditionnelles.

Aux Philippines: Le mangoustan se consommes sous forme de thé pour contrôler la fièvre et soulager muscles et articulations endolories.
En Indonésie: Les dentistes utilisent le mangoustan pour contrôler la douleur.
En Thaïlande: Le mangoustan à prouvé son efficacité contre les infections et problèmes de peau.
En Inde et en Chine: Le mangoustan est un antimicrobien et antiparasitaire reconnu.
En Amérique du Sud: Le mangoustan est un thé utilisé comme tonique contre la fatigue, les baisses d’énergie et la déprime.

 

 

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Le Garcinia Cambogia

Garcinia cambogia est un arbuste de la famille des mangoustaniers, endémique dans les forêts humides d’Indonésie et cultivé dans tout le sud-est asiatique. Les mangoustans (fruits de G. mangostana) sont consommés frais, alors que l’écorce séchée de G. cambogia (synonyme : G. gummi-gutta) est utilisée depuis des siècles en Asie comme condiment (dans le curry en Inde par exemple).
Depuis quelques années, l’utilisation des extraits secs de Garcinia cambogia est très médiatisée à cause de son utilisation comme agent amaigrissant.

Le Garcinia Cambogia contient de l’acide Hydrox citrique (HCA) qui participe à la perte de poids.

 

Le Dr Oz, un médecin très connu aux Etats Unis en a récemment fait la promotion dans son show télévisé "the Dr Oz Show". Bien que cet effet sur l’amaigrissement n’ait pas été prouvé dans des essais cliniques randomisés, l’explosion de la commercialisation des suppléments nutritionnels contenant de l’extrait sec de Garcinia cambogia a entrainé une polémique sur son éventuelle hépatotoxicité (LOBB 2009). Les études les plus récentes montrent que l’utilisation de Garcinia cambogia n’est pas toxique jusqu’à des doses de 2800 mg/j chez l’homme (STOHS 2009, CHUAH 2012). Dans le doute, son utilisation chez l’homme a été cependant réglementée en France (JORF du 10 juin 2012), ce qui peut expliquer les difficultés d’approvisionnement parfois rencontrées !

 

Toujours est-il que l’ATP Citrate Lyase, une enzyme clef du métabolisme lipidique

L’ATP Citrate Lyase (ACLY) est une enzyme extra-mitochondriale indispensable à la jonction du métabolisme cellulaire des glucides et des lipides. En effet, en présence d’ATP et de coenzyme A, l’ACLY permet de convertir le citrate en acétyl coenzyme A (acetyl-CoA) et en oxaloacétate. Cet acetyl-CoA peut ensuite être utilisé pour la synthèse de novo de lipides (cholestérol et acides gras à longue chaine), la synthèse d’acétyl-choline dans le système nerveux, ou encore pour l’acétylation des histones (permettant au niveau du noyau l’accessibilité à l’ADN et la transcription des gènes).

 

Le HCA a comme particularité de bloquer une enzyme appelée citrate Lyase, qui est l’enzyme principale requise pour la fabrication des acides gras à partir des hydrates de carbone que l’on consomment. En effet toute partie de l’hydrate de carbone que le corps n’utilise pas immédiatement se trouve transformé en acide gras. Cependant le HCA permet d’arrêter le processus de fabrication de gras et de ce fait aide à réduire la production de LDL et des triglycérides.

Le HCA a aussi le potentiel d’augmenter le niveau de Sérotonine. La Sérotonine est un neurotransmetteur qui vise à promouvoir la bonne humeur. Donc, pour les personnes qui ont tendance à manger en réaction à une émotion négative, le fait d’introduire du HCA pourrait enlever cet instinct de bouffe émotionnelle et réduire son appétit.


Voici deux études qui démontrent l’éfficacité du Garcinia Cambogia:
Étude clinique 1  http://progsh95.com/fr/wp-content/uploads/2014/02/GC-study-2.pdf
Étude clinique 2  http://progsh95.com/fr/wp-content/uploads/2014/02/GC-study-1.pdf
Dans une étude récente publiée dans la revue “Diabetes, Obesity and Metabolism”, les rechercheurs ont utilisé le Garcinia Cambogia avec 60% HCA pour étudier ses effets sur la réduction de graisse corporelle. Leurs conclusions sont intéressantes et peuvent être lus en cliquant ici :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15056124

 

Garcinia cambogia et hydroxycitrate : applications thérapeutiques en cancérologie

 

Depuis les travaux d’Otto Warburg, on sait que le métabolisme des cellules cancéreuses est profondément modifié. L’approche métabolique des cancers consiste à cibler ces altérations du métabolisme afin d’augmenter l’efficacité des traitements anticancéreux.
L’extrait sec de l’écorce du fruit de Garcinia cambogia est un condiment utilisé en Asie sous forme de poudre dans de nombreuses préparations culinaires (le curry indien par exemple). Il contient 50 à 60% d’hydroxycitrate (HCA), un inhibiteur puissant de l’ATP Citrate Lyase (ACLY), une enzyme intervenant dans le métabolisme des lipides.

Plusieurs publications récentes ont montré que l’hydroxycitrate pouvait avoir un intérêt thérapeutique dans le cadre de l’approche métabolique du traitement des cancers.

 

Il a été démontré qu’ACLY était sur-exprimée dans beaucoup de tumeurs humaines (cancers du sein, de la prostate, du foie, de la vessie, du colon, de l’estomac ou encore des poumons). Cette sur-expression d’ACLY permettrait aux cellules cancéreuses de rediriger la surproduction de pyruvate (effet Warburg) vers la synthèse de novo de lipides, qui sont indispensables à la synthèse de la membrane cellulaire et donc à la croissance tumorale.

L’inhibition d’ACLY permet de réduire de façon significative la multiplication des cellules cancéreuses in vitro (HATZIVASSILIOU 2005), inhibe le développement des cellules souches cancéreuses (HANAI 2013), freine la croissance tumorale dans des modèles murins, en association avec l’acide alpha lipoïque (SCHWARTZ 2010) et inhibe la migration des cellules tumorales de glioblastomes (BECKNER 2010).

Cet effet anti-tumoral est "dose-dépendant" et touche principalement les cellules ayant un phénotype glycolytique : les cellules cancéreuses sont beaucoup plus sensibles à l’inhibition d’ACLY que les cellules saines ayant un taux de glycolyse plus faible. L’inhibition de la lipogénèse de novo n’est probablement pas le seul mécanisme impliqué : la réduction de l’acétylation des histones (liée à la réduction de la concentration cytosolique en acétyl-CoA) et l’inhibition de la lactate deshydrogénase (synthèse de lactate à partir de pyruvate) interviennent également pour limiter la prolifération des cellules cancéreuses.


Plusieurs inhibiteurs de l’ACLY sont actuellement étudiés pour leur utilisation potentielle en cancérologie (ZU 2012). L’hydroxycitrate est l’inhibiteur de l’ACLY le plus facilement disponible et le plus prometteur. Il existe quatre stéréoisomères de l’hydroxycitrate, mais le (2S,3S)-2-hydroxycitrate (encore appelé 4S-HCA) présent dans l’extrait sec de G. cambogia est la forme la plus active pour inhiber l’ACLY.


Garcinia cambogia, une source naturelle d’hydroxycitrate.


Actuellement, la principale source d’hydroxycitrate (HCA) est naturelle : 50 à 60% de l’extrait sec de l’écorce du fruit de Garcinia cambogia est composé de 4S-HCA, la forme la plus active d’hydroxycitrate pour inhiber l’ACLY. On en trouve également en moindre quantité dans l’écorce d’autres fruits d’arbustes de la famille des Mangoustaniers, ou dans les hibiscus (Hibiscus subdariffa).

Voir l'étude clinique :  http://www.cell.com/cancer-cell/abstract/S1535-6108(05)00301-6?cc=y?cc=y

 

Source partielle de l'article :  garcinia-cambogia-et-hydroxycitrate-applications-therapeutiques-en-cancerologie



17/08/2014
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