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Sexualité féminine

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Les âges sexuels de la femme

 

Alain Héril a reçu des femmes en consultation pendant vingt ans. Son expérience de psychanalyste et sexothérapeute, lui a permis de brosser six profils psychosexuels selon les âges. Une vision rassurante de la sexualité féminine.

La plus jeune avait 14 ans, la plus âgée 82… Des centaines de femmes ont été accueillies, dans le cabinet du psychanalyste et sexothérapeute Alain Héril, en vingt ans de pratique : « Elles ont longtemps représenté 90 % de ma “patientèle”. Et, très vite, j’ai réalisé qu’il existait des spécificités psychosexuelles liées à l’âge. » C’est cette typologie sexuelle féminine inédite, réalisée par le spécialiste, que nous vous proposons de découvrir. Les portraits qui suivent ont été nourris de nombreux échanges rassemblés par Alain Héril, avec ses trois « casquettes » : celle du sexothérapeute à l’écoute de ses patientes, celle du formateur et superviseur d’autres praticiens, et celle de l’écrivain recueillant des témoignages directs pour ses livres. « Je suis alimenté par les paroles de toutes ces femmes dans un espace thérapeutique au sein du cabinet, et par d’autres voix, plus libres, explique-t-il. Ce travail n’est ni intuitif ni empirique. »

Que faire de ces profils ? « Je crois qu’il y a au moins deux façons de les lire : d’abord essayer de se reconnaître, de voir si ce qui est dit correspond à ce qu’une femme est train de vivre. Ensuite, tenter de comprendre que la sexualité s’inscrit dans une dynamique de vie et que toutes les problématiques, toutes les difficultés peuvent donner naissance à un éveil, à une possibilité de grandir. Car il n’y a pas d’âge pour vivre une sexualité épanouie. »

 

 

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Entre 16 et 25 ans : le romantisme

 

La sexualité est à son orée. La femme est davantage dans la projection de ce que sera sa sexualité que dans l’établissement d’une stabilité définitive. Chaque rencontre est chargée de cet espoir d’expérimenter ce que la dimension sexuelle porte en elle naturellement : une intensification des sensations et des émotions. Cette période de la vie est empreinte de la mémoire de l’enfance et de l’adolescence. Les mécanismes de défense sont toujours présents. Les jeunes femmes recherchent autant les espaces de sécurité que ceux de l’aventure. Une des caractéristiques de cet âge est une grande aptitude au romantisme, qu’il soit « fleur bleue » ou très « conquérant ». C’est une composante psychologique essentielle à cet âge : d’un côté, un appétit d’épanouissement sexuel, de l’autre, l’attente d’un prince charmant qui tarde à venir, l’idée d’un homme rassurant, aimant et qui saura apporter cette intensité sexuelle tant espérée.

Côté ombre : colère, inhibition, révolte
Le vécu sexuel s’accompagne de sentiments parfois négatifs, la sensation d’être envahie par des « forces » difficilement contrôlables. La femme de 16-25 ans se sent malhabile et aventureuse à la fois. Cela peut l’amener à un certain besoin de révolte : contre l’éducation reçue, contre l’image de la femme donnée par sa mère, contre la société qui fait croire que la sexualité est « simple et facile », et contre elle-même et son incapacité à dépasser ses contradictions internes.

Côté lumière : séduction, développement du narcissisme, acceptation de l’attente 
Cette entrée dans la sexualité est un temps de découvertes. Celle de sa capacité de séduction et d’une manière de l’affirmer, qui s’accompagnent d’un développement harmonieux de son narcissisme. Ces deux étapes aident à accueillir l’attente, si spécifique à cette période.

 

 

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Entre 25 et 38 ans : la créativité

 

C’est une période naturelle de stabilisation des émotions, où la femme est plus habituée à son corps, elle le connaît mieux et sait ce qu’il faut faire pour être en « bon compagnonnage » avec lui. Elle sait qu’il est possible pour elle de vivre une intensité sexuelle. À ce titre, le besoin d’une sexualité plus créative est énoncé de façon plus directe. S’ouvrir à soi, à l’autre, à ses sensations, à sa sexualité est un mouvement qui appartient à ces femmes-là. Passé 35 ans, c’est aussi la crainte de la fameuse horloge biologique qui s’exprime et peut engendrer soit une sexualité à des fins procréatives, réduisant l’autre au rôle de géniteur, soit une sexualité joyeuse, dans un projet parental partagé. Pour peu que la période précédente ait été vécue sans trop de heurts relationnels ni traumatismes, la liberté d’être au plus près de soi et de ses désirs, de les vivre pleinement, prend sa place de manière directe et forte.

 

Côté ombre : frustration et impatience
Si les attentes ne sont pas comblées, un sentiment d’insatisfaction peut se mettre en place et connoter la sexualité d’un goût amer. Si les rencontres avec les partenaires sexuels sont fécondes, tout s’ouvre. Mais si la vie sexuelle ne trouve pas son axe juste, c’est la frustration qui envahit tout l’univers sensible, et l’impatience vient naturellement compléter le tableau.

Côté lumière : courage et détermination 
L’un des avantages de ce moment de la vie d’une femme, c’est qu’elle ose ! À partir de 30 ans, il suffit de rassembler son énergie intérieure, de la diriger vers un but et de ne rien lâcher. Ce courage crée une manière déterminée d’agir et de demander ce qui est de l’ordre de son désir. C’est une manière de forcer la réalité, de la faire plier en douceur pour qu’elle soit la plus conforme possible à ce dont elle a besoin en vue de vivre avec un minimum de sérénité et de joie.

 

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Entre 38 et 47 ans : la volupté

Le milieu de vie, c 'est le plus bel âge de la vie, c’est la saison été dans la tradition chinoise,

le moment où le ciel et la terre forment un couple parfaitement uni. C’est l’expansion ultime,

la maturité, l’acmé du mouvement des saisons et de la maturité à son terme avant le déclin.

Ce que nous avons semé et mis en mouvement, tout ce que nous avons emmagasiné arrive à

maturité en été. C'est le moment de récolter les fruits de l'expérience et ou l’acuité à ressentir

et savourer, conscient qu'il est temps, que la vie n'est pas éternel,

à même de savourer pleinement.

C’est cette énergie débordante de l’été qui nous donne l’envie de festoyer, de rire,

de communiquer avec les autres. De profiter au maximum.

Certains l'appel le démon de midi, mais c'est surtout un état de grâce… 

 

L’entrée dans la quarantaine est, pour la vie sexuelle d’une femme, le moment de regarder sa vérité en face, afin de savoir parfaitement où elle en est du rapport à soi, à son corps et à son désir. La préoccupation de la maternité a laissé la place à un espace qui se libère. Le désir y reprend sa place et la volupté se questionne à nouveau, avec délices pour certaines et appréhension pour d’autres. Le recentrage sur la dimension sexuelle se fait de manière naturelle, autour de la notion de féminité. C’est la caractéristique – pour ne pas dire la fonction – de cette période que de venir interroger l’identité féminine.

 

À ces âges, beaucoup de femmes ont appris à mettre en place un rapport à leur corps équilibré, sans la dépendance à des images normatives imposées par l’extérieur. S’ouvrent alors un espace de tranquillité et une affirmation narcissique forte et conquérante. De nombreuses enquêtes sur la sexualité féminine soulignent le grand pourcentage de femmes ayant connu leurs premiers orgasmes dans cette période-là. Vivre sa sexualité entre 38 et 47 ans, c’est d’abord être à l’écoute de soi-même, être attentive à ce qui se passe et à ses sensations au moment même où la rencontre sexuelle a lieu. Mais c’est aussi accepter la force émotionnelle de ce que l’on ressent et ne pas chercher à la masquer, la nier ou lui échapper. Car les ressentis sexuels sont souvent plus intenses à ce moment de la vie. Le psychisme met naturellement en place un lâcher-prise auquel il est bon de consentir si l’on veut justement être présente à soi-même. La découverte de cette capacité, et en éprouver de la joie, donne à cette femme une assurance qui lui permet d’affirmer son désir et de vivre sa sexualité avec légèreté et profondeur.

Evaluez votre taux d’hormones sur ce lien 

 

Côté ombre : irritation, mélancolie, assèchement 
Durant cette période peuvent apparaître les premiers signes de la préménopause. Symboliquement, c’est l’inscription d’un âge à venir. Les signes sont clairs, aléatoires et intermittents – sécheresse vaginale, irritation, baisse de la libido, périodes d’aménorrhées, bouffées d’angoisse… Ils peuvent contrarier la vie sexuelle et installer une sensation d’amertume, de nostalgie, avec des touches légèrement dépressives. Les femmes se disent qu’elles ont « raté le coche », que les années de jeunesse n’ont pas servi à la découverte de l’extase et qu’il est trop tard. Une forme de frigidité peut s’installer.

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Côté lumière : joie, spiritualité, tonicité 
À l’inverse, cette période peut être un grand moment de révélations. Les femmes ne veulent plus concevoir le lien au plaisir sous la forme d’un mélodrame. Elles veulent ressentir leurs désirs et leurs possibilités de jouissance comme une grande « ode à la joie ». Ce besoin de jubilation se traduit par l’acquisition d’une grande légèreté et d’une attitude à la fois mutine et courageuse. Elles veulent tenter de nouvelles choses et les abordent sans culpabilité. Ce qui ressort également, c’est un besoin d’allier la sexualité à des valeurs spirituelles fortes. Ces femmes s’interrogent souvent sur le lien entre l’amour, le sexe et des énergies que nous qualifierons ici d’existentielles, à défaut d’autre mot. Elles ont l’appétit pour sortir d’une sexualité pulsionnelle trop proche de celle des hommes, et explorer le terrain d’une intensité orgasmique et relationnelle au centre de laquelle se niche l’émotion. Lorsqu’elles y parviennent, elles se sentent envahies d’une tonicité flamboyante qui n’est ni plus ni moins que le triomphe de la pulsion de vie !

 


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Entre 47 et 50 ans : le questionnement

 

Quatre années importantes, celles d’un tournant essentiel, car il permet de négocier l’entrée dans la cinquantaine. Les questions qui se posent là se doivent d’être résolues. Le temps presse et il devient urgent de pouvoir appréhender son aptitude au plaisir avec force et sérénité. Ce compte à rebours est la « pierre de touche » qui va permettre de prendre l’élan nécessaire pour les années à venir. Il oblige à une profonde introspection, et à regarder ses années passées sans fioritures et en toute honnêteté. Trois étapes reviennent souvent dans ce moment de bilan. D’abord, une envie de revisiter les émois de celle que l’on fut : il s’agit de reconnaître le chemin parcouru, comme un point d’appui pour aller vers autre chose, et accepter son présent… et l’avenir.

Ensuite viennent les questionnements sur le sens du couple : les femmes qui ont investi dans la vie à deux en ont attendu des joies et des satisfactions qui n’ont pas toujours été au rendez-vous ; soit elles oeuvrent pour affirmer le lien qui les relie à leur compagnon, soit elles le remettent en cause. Non pas pour aboutir à la rupture, mais pour donner du sens à ce lien, pour le rendre vivant. Enfin vient le questionnement de la place de la femme dans la sexualité : aux alentours de la cinquantaine, elle recherche la féminité. On est plutôt dans un cheminement existentiel très intériorisé : il débouche bien souvent sur une meilleure connaissance de soi et sur un sentiment très net d’appartenance au monde des femmes. C’est la fonction du gynécée, période de grande recherche intellectuelle qui n’est pas sans s’associer avec les questionnements spirituels abordés plus haut. Les femmes lisent beaucoup pour comprendre et intégrer cette question de la place du féminin dans le sexuel.

 

Côté ombre : alternances dépression/exaltation
Entre 47 et 50 ans, peut s’installer de manière intermittente une peur de vieillir. Celle-ci titille certaines femmes et les amène à considérer leur corps comme n’étant plus tout à fait désirable. Cette peur se traduit parfois par une perte de désir et une sublimation de la libido, alors vécue de manière symbolique dans le développement des rapports sociaux – activités de toutes sortes, engagement dans des associations ou développement de la créativité. Cette forme de renoncement à la sexualité peut s’installer à long terme.

Côté lumière : le jaillissement 
Une fois la nostalgie du passé digérée, il s’inscrit comme un jaillissement, un besoin de vivre sexuellement. Ce réveil des sens entraîne les compagnons à reconsidérer leur compagne, à les désirer de nouveau tant elles sont dans l’éclat et la puissance. Moment de grâce qui laisse entrevoir de belles heures à venir…

 

 

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Entre 50 et 55 ans : l’ouragan

 

Dans le passé, on pensait que la ménopause signait la fin de la sexualité. Il s'agit d'un point de vue culturel et sociétal et ce n'est pas vrai. Il y a une différence entre la culture et la biologie. Sur le plan biologique, le désir dépend de la testostérone. C'est le "moteur du désir" chez la femme. Or, la testostérone continue à être secrétée par les glandes surrénales. La femme de 50-60 ans aurait donc besoin d'un homme de 30 ans ! Pour faire simple : le problème de la ménopause chez la femme, c'est le mari.  Source 

S’il fallait qualifier d’un mot la sexualité des femmes entre 50 et 55 ans, « encore » serait le plus juste. Mais pour le vivre dans sa totalité, pour être dans cet « encore » vivifiant, il est nécessaire de prendre en compte certaines caractéristiques liées à cette période particulière d’une vie de femme. Souvent, vers 45 ans, les premiers signes de la ménopause font leur apparition. Passé la cinquantaine, c’est un véritable ouragan physique et psychique qui se déchaîne ! Le corps se modifie, les règles disparaissent, la libido baisse, les bouffées de chaleur s’accompagnent souvent de crises d’angoisse ; un sentiment dépressif, accompagné d’une irritabilité constante, prend place.

De nombreuses femmes associent ces signes à la fin de leur vie de désir. Mais beaucoup – de plus en plus – savent que « ménopause » n’est pas équivalent à « fin de la sexualité ». Il y a donc comme un combat interne entre le vécu hormonal, qui semble interrompre le désir, et un ressenti qui, à l’inverse, tend vers plus d’épanouissement, plus de plaisirs des sens, plus de légèreté, plus d’ouverture. Les femmes inscrites dans cette lutte contre les aléas du temps sur leur désir en sortent toujours victorieuses, car elles sont animées par une pulsion de vie solide et conquérante. Grâce à celle-ci, elles se donnent le droit d’entrevoir des lendemains qui chantent et qui jouissent. Et même si la peur de vieillir est concomitante à la ménopause, elles vivent au présent des joies érotiques d’autant plus fortes qu’elles n’ont plus rien à prouver, ni à elles-mêmes, ni à leur compagnon, ni à qui que ce soit.

Quoi qu’elles aient vécu auparavant, elles cultivent un profond désir d’expérimentation sexuelle. Cela va de la confirmation de sensations déjà éprouvées à la découverte de nouveaux territoires de leur sexualité. Elles interrogent leur corps et leurs capacités, non pas dans le sens d’un « toujours plus », mais dans la préoccupation d’une meilleure connaissance de leur puissance sexuelle et jouissive. Elles ne veulent pas retrouver une jeunesse physique ni ne croient qu’elles ont le même corps qu’à 20 ans. Ce qu’elles souhaitent par-dessus tout, c’est éprouver des sensations et des émotions qui les bouleversent. Elles savent pouvoir le vivre avec ce corps qui est le leur !

 

Côté ombre : peur, solitude, dépression 
Certaines femmes peuvent vouloir des réussites sensuelles dans leur tête et penser que leur corps n’est plus apte à jouer le jeu. Une amertume certaine s’installe alors et des émotions précises s’érigent en vérité, principalement la peur et la solitude. Lorsqu’elles trouvent place dans l’univers psychique de la femme, elles font souvent le lit d’un état dépressif parfois profond. La dépression met alors sous couveuse la libido, et ce n’est qu’au prix d’un sérieux travail sur soi qu’il devient possible de sortir du marasme, de retrouver un appétit pour ce qui est de l’ordre du charnel. D’où viennent cette peur et cette solitude ? Elles sont directement issues d’une incapacité pour les femmes à se vivre telles qu’elles sont et à n’éprouver du plaisir que seules, en détruisant petit à petit le lien social et affectif avec leur entourage.

Côté lumière : sérénité, plénitude, désinhibition
À l’inverse, les caractéristiques d’un tournant de vie bien négocié vont s’inscrire dans la triade sérénité, plénitude et désinhibition. La première est une sensation physique pleine et entière, et c’est bien la base qui permet de vivre le reste. Lorsque le corps est accepté de manière simple et naturelle, il répond par un renvoi de sensations… simples et naturelles ! Celles-ci sont alors vécues à leur plus haut niveau d’intensité. Il est évident que de tels fondements ne peuvent qu’entraîner, en ce qui concerne la possibilité d’un épanouissement sexuel, une désinhibition logique et joyeuse. Cela ne peut se réaliser que si les femmes de 50-55 ans acceptent de faire le deuil d’une jeunesse perdue et de construire un lien au présent plus calme. Ainsi peuvent-elles entrevoir comme une deuxième naissance possible : la naissance à elles-mêmes et à l’étendue de leurs possibilités jubilatoires. Elles se sentent en confiance et en vitalité.

 

 

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 Voir aussi :   les-sexygenaires-la-vie-recommence-a-60-ans

 

55 ans et plus : la « sexygénaire »

 

Il serait faux de dire qu’aux alentours de 65 ans, le corps ne pose aucun problème aux femmes. Cela étant, le désir reste intact. Il est une source vivifiante. Lorsqu’il trouve l’espace pour se dire et se vivre, il peut déboucher sur des orgasmes postménopauses qui sont comme des cadeaux inespérés. Dans ces moments-là, la sexualité est investie d’une énergie centrée uniquement sur la grâce du plaisir. Elle ne devient plus un enjeu relationnel ou le terrain de jeux psychologiques complexes avec soi-même ou son partenaire. Au cours de cette période, et pour peu qu’un travail suffisant sur soi ait été fait, la femme est prête à s’ouvrir à elle-même et à se donner la possibilité d’une vie sexuelle plus pleine. La notion de plaisir devient différente d’une simple décharge. C’est le besoin de se rencontrer dans l’expression de sa joie orgasmique qui compte.

 

Côté ombre : dépression, solitude, détachement 
Lorsque la vie laisse au fond du coeur et du corps des blessures indiscutables, c’est le manteau sombre de la dépression qui peut recouvrir les femmes. La sexualité peut être reléguée au rayon des souvenirs anciens, et l’idée qu’un épanouissement est encore envisageable paraît saugrenue. Il s’agit d’une dépression particulière, qui envahit le corps et ne dirige le regard que vers ce qui dysfonctionne. Conséquence, un certain détachement installe ses prérogatives : refus de participer à ce qui est autour de soi, retrait sentimental, absence d’émotions…

Côté lumière : spiritualité, liberté, joie de vivre, équilibre
Prendre son corps en charge, ouvrir sa sexualité, se connecter à la joie d’être en vie… Tous ces paramètres peuvent installer une femme au-delà de ses 60 ans dans une certitude fougueuse où la notion de désir est constamment activée. Se joue aussi le besoin de mieux comprendre qui elle est ainsi que sa place au monde. Cette sagesse qui s’inscrit dans le corps ne va pas sans une certaine dose d’hédonisme. Et c’est avec une grande liberté qu’à 60 ans et plus, la femme s’ancre solidement dans sa jouissance et dans son incarnation.

 

Source :   www.psychologies.com

 

 

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Notre dosage hormonal détermine non seulement notre libido,  nos attirances, mais notre personnalité et notre apparence physique comme vous le découvrirez dans cet article. Les hormones ou neurotransmetteurs sont synthétisés sous différentes influences : nos pensées, nos perceptions (par exemple l’audition d’un beau morceau de musique), nos émotions (par exemple lorsque nous tombons amoureux), et sont liés à notre activité corporelle. Ils peuvent s’appauvrir par un mode de vie inapproprié. Il existe pour chacun d’entre nous un équilibre des neurotransmetteurs qui fonctionne de manière optimale.

Influence des taux d'hormone sur la libido le comportement, le physique et plus encore

 

 

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Des erreurs à ne pas commettre :

 

Selon une étude faite (sur plus de 4 000 femmes) par le site de rencontres Victoria Milan et relayée par le Huffington Post US, il y a des erreurs sexuelles que les femmes trouvent impardonnables. Quelles sont-elles ?

- Ne pas être un gentleman. Ça, c'est un vrai tue l'amour pour les femmes. Parmi les détails qui tuent : garder ses chaussettes ou regarder son smartphone ou son compte Facebook juste après l'amour. Un peu d'intimité après une partie de galipettes, les filles, elles aiment bien ça.

- Être narcissique. Les femmes du sondage ont avoué qu'un homme qui pense trop à son plaisir et pas à celui de sa partenaire les refroidit complètement. L'échange, c'est important.

- Parler crûment - lorsque c'est inapproprié. Quelques dirty words de temps en temps, c'est sympa mais quand ça arrive alors qu'on ne s'y attend pas et que c'est digne d'un film porno, c'est moyen excitant. Pour la plupart des femmes, hein, après, il y a toujours des exceptions.

- Manquer de spontanéité et de créativité. Même position, même heure, même endroit et même préliminaires à chaque fois, ça n'est excitant pour personne en fait. Alors ok, c'est plus facile quand on a eu une grosse journée au boulot mais faut y mettre un peu de piment, dans son quotidien, sinon on s'ennuie vite.

- Zapper les préliminaires. Un homme, pour l'exciter, c'est facile (pardon mais c'est vrai). Une femme, en revanche, il faut la travailler un peu au corps pour la mettre dans de bonnes conditions. Attention, on ne dit pas non à un petit "quickie" mais si on a le temps... autant le prendre. "C'est un fait scientifique que les femmes prennent plus de temps avant d'être prêtes pour le sexe et pour accueillir l'orgasme. Deal with it !", explique le sondage de Victoria Milan. Si c'est scientifique alors, on a une bonne excuse...

 

 

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47 % des femmes souhaiteraient avoir des relations sexuelles plus fréquentes ! 

 

 

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On peut se demander si le fait que la demande féminine, (lorsqu'elle sollicite le partenaire ou prend les initiatives) inhibe le plus souvent le désir de l'homme, qui (le plus souvent) semble avoir besoin de se sentir "maître" d'être en demande, voir d'être le chasseur... n'est pas source de ce déséquilibre.  

 

Elles veulent faire plus et mieux l'amour.

La note de satisfaction qu'elles décernent à leurs relations sexuelles n'est pas mauvaise, mais pas non plus exceptionnelle (7,1 /10). Si, comme le soutient Platon, et avec lui les psychanalystes lacaniens, désirer c'est manquer, alors la mission est accomplie. Les femmes sont loin d'atteindre la béatitude de la satiété. Moins d'une sur cinq attribue une notre comprise entre 9 et 10 (19 %) à son plaisir au cours des rapports sexuels, tandis qu'un tiers se montre relativement critique en lui donnant une note inférieur ou égale à 6 sur 10 (30 % ).
Curieusement, le fait d'être en couple ou célibataire n'influe pas vraiment sur la note. C'est un peu comme si le temps passé avec l'autre n'avait pas contribué à nourrir la complicité, la connaissance du corps et des goûts de la partanaire qui partage leurs nuits. Si la plus forte proportion de femmes (21 % ) qui donne une note située entre 9 et 10 est mariée, ce sont également elles qui distribuent les plus mauvaises appréciations (elles représentent 27 % de celle qui attribuens une note entre 4 et 10).
En terme de fréquence, en tout cas, la rareté des rapports sexuels n'est pas la norme.
Aujourd'hui une femme sur deux déclare faire l'amour au moins une fois par semaine (51 % dont 4 % au moins une fois par jour, 27 % entre deux et cinq fois par semaine et 20 % une fois par semaine.

 

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Les hommes sont-ils effrayés, vivent-ils leur virilité en danger face au désir exprimé de la femme . 

Ce sont les 18 - 24 ans qui sont les plusnombreuses à affirmer vouloir faire l'amour plus souvent 61 %. 

 

La sexualité c'est la rencontre de deux élans, celui du corps - la mobilisation du système nerveux - et ce que l'humain va en faire : refuser ou accueillir cette excitation corporelle. 

Cette position est grandement conditionné par l'état d'esprit, mais aussi par par la société, la culture, l'édication, les préjugés, les croyances. 

La sexualité est le théâtre de grand enjeux. Nous ne sommes pas seuls dans un lit. L'influence de l'environnement, des normes définies par la société perturbe notre rapport à la sexualité. Car chacun éprouve le besoin de se sentir "normal". 

La femme est grandement conditionnée, par les contes de fée, les interdits. La culture judéo chrétienne, c'est elle qui porte le poids du péché originelle...  Elle doit être sage, respectable. Le garçon à le droit d'être "vilain" pas la fille... Un homme qui "aime ça" c'est un vrai mec, une fille qui "aime ça" c'est une salope ! Il faut pouvoir s'affirmer pour s'autoriser à être salope ! Les hommes n'ont pas ce dilemme, au contraire, c'est facile ! Ils sont encouragés même à écouter leurs instincts sexuels ! La femme, elle,  doit trouver le plaisir de transgression. Le plaisir d'être vilaine... 

 

Nous ne sommes pas non plus juste avec notre corps et notre esprit, mais l'idée que l'on s'en fait. 

Ainsi que l'idée que l'on se fait de la relation. 

 

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D'un point de vue spirituel et énergétique, partagez son énergie à un niveau intime, n'est pas anodin. Pendant l'intimité sexuelle notre énergie se mêle avec l'énergie de notre partenaire. Ces connexions puissantes laissent des traces spirituels ,physiques, émotionnels et affectives. Plus vous interagissez intimement avec un être, plus son aura sera étroitement lié au vôtre.                   

 Le corps masculin donne par les organes génitaux et reçoit par le coeur.

Quand à la femme reçoit par les organes génitaux elle donne par le coeur.

Quand une femme et un homme se tiennent face à face dans l'amour et dans le don de soi, cela crée un cercle d'énergie entre les deux partenaires.

Si l'un est froid, n'éprouve rien ou a peur, le cercle ne peut se créer.

Lorsque cette sorte de dissociation se produit, il nécessaire de repérer lequel des trois points pose problème : respect, confiance, intimité.

Pour que le cercle de l'union sexuelle entre l'homme et la femme soit restauré, les deux partenaires doivent s'ouvrir au fait de donner et recevoir. Ce lien sacré ne peut s'effectuer que si le respect mutuel, la confiance et l' intimité sont véritablement les bases qui soutiennent l'amour...

Extrait de La Mère du clan de la 7 lune:

Celle qui aime toutes choses"Le caractère sacré de l'amour"

 

Si un partenaire fait quelque chose qui blesse l'autre, que ce soit intentionnel ou non, il faut en tenir compte et communiquer dessus. Nous ne devons pas hésiter à nous confronter à la vérité. Sans quoi, cela finira un jour ou l'autre par obstruer la porte de l'amour et empêcher la transformation. 

 

L'amour, c'est l' osmose, l'interpénétration. Chacun est transformé par l'autre. 

 

L'amour est comme une partie de poker. Mais dans l'amour ordinaire, chacun bluffe l'autre à propos de ses atouts. Dans la relation sacrée, toutes les cartes sont posées sur la table au vu et au su de chacun. Si quelque chose se produit, on le pose simplement sur la table. Car la clarté et la confiance qui s'installe entre deux personnes consciente de l'ensemble du jeu, c'est cela qui permet l'osmose et la transformation. (Les alchimies d'Horus et la magie sexuelle d'Isis). voir :  sexualite-morale-tantrisme-et-taoisme

Voir aussi cet article :  http://www.espritsciencemetaphysiques.com/sexe-etre-traite-pratique-spirituelle/

 

 

 

 

 

 

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Selon un article du site internet de l’université de Sydney, The Conversation, la masturbation serait bénéfique pour la santé, réduisant le nombre de cystites, de diabètes, de cancers du col ou de la prostate, ainsi que celui des insomnies, des dépressions, des stress, des hypertensions, etc.

 

Très curieusement, à la liste infinie des maux causés par la masturbation que diffusaient les spécialistes du XIXe siècle, correspond une liste presque aussi longue de bienfaits, répertoriés par nos spécialistes contemporains.

 

Des bienfaits attribués aux orgasmes, pas à la masturbation

 

En fait, il y a d’abord une confusion puisque tous ces bienfaits sont attribués aux conséquences des orgasmes et ne dépendent pas de la façon d’obtenir ces orgasmes. Et peu de gens doutent encore qu’avoir un orgasme ne soit pas bon pour se détendre, se déstresser, mieux s’endormir…

 

Les autres effets répertoriés de l’orgasme ne sont pas étayés par des études scientifiquement menées, mais sont déduits de constatation de bon sens : le même bon sens qui guidait les détracteurs des siècles précédents !

 

En effet, que l’orgasme fasse s’écouler du mucus du col de l’utérus, ou du liquide de la prostate, ne garantit pas qu’en même temps soient expulsés des germes d’infection ou des "agents potentiels de cancer" au point de diminuer les risques de cystites et de cancers de la prostate. Pour les femmes sujettes aux infections urinaires, il est beaucoup plus sérieux d’aller uriner après les rapports, ce qui garantit un vrai et efficace lavage de l’urètre, plutôt que de compter sur l’effet de quelques gouttes de mucus expulsé.

 

Finalement, ce qui dans l’article relève proprement de la masturbation est que cette activité protège des infections sexuellement transmissibles, des grossesses non désirées, du désagrément de ne pas satisfaire le ou la partenaire, et, aussi, libère de l’angoisse de performance ! On est, semble-t-il, pas très loin du gag, de l’article humoristique prenant le contre-pied provocateur des multiples articles alarmistes que l’on trouve toujours sur la toile et qui sont évoqués en introduction. Et oui ! Il vaut mieux se masturber que de coucher sans précaution avec le premier ou la première venue, et se retrouver infecté ! Et alors ?

 

La masturbation est une activité sexuelle pleine et entière

 

Il n’empêche qu’au fond, l’article à raison de mettre en valeur la masturbation. Il est bel et bien vrai que la masturbation est indispensable aux petits humains pour amener à maturité le réseau de neurones du plaisir, et ce dès l’enfance ; aux adolescents, pour connaître leur corps et savoir jouer avec lui, se préparer à la rencontre sexuelle en en maîtrisant les composantes (comment faire naître son désir, son excitation, la faire durer, la mener à terme…) ; aux adultes, pour compléter et enrichir une sexualité déjà épanouie, ou pour compenser une sexualité frustrante.

 

Pour tous, la masturbation permet d’avoir le rythme d’orgasmes qui convient à chacun afin de se détendre, de colorer sa vie, de garder confiance en soi.

 

La masturbation des célibataires n’est pas une compensation, un pis-aller, mais une activité sexuelle pleine et entière, qui permet de vivre, d’explorer, d’enrichir ses sensations, ses émotions, ses fantasmes, sa jouissance. D’avoir un corps vivant.

 

"Il se peut bien, comme on le dit si souvent, que l’homme ait fondamentalement besoin d’un autre et que son besoin d’amour soit le signe de cette incomplétude. Mais l’autre est souvent décevant, la communication vraie apparaît, à plus d’un, comme un leurre. L’érotisme exprime bien ce désir d’introduire l’imaginaire et le fantasme dans un rapport qui ne serait que relationnel. Nous finirons toujours par être seuls, livrés à notre insatisfaction, et l’idéal de fusion avec l’autre est une illusion. La masturbation est alors un essai de fermer cette déchirure en l’emplissant de fantasmes de plaisir. Elle n’échoue ni ne réussit mieux que le coït, mais refuse toute tromperie. Dans la lucidité, on peut seulement oublier un instant sa solitude, avec l’apaisement qu’apporte le plaisir." (Jean-René Verdier)

 

Même si la masturbation ne doit avoir que peu d’effets de protection du cancer, il reste mille très bonnes raisons d’avoir recours à elle pour son plaisir.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1040359-la-masturbation-reduit-cancers-diabetes-cystites-des-bienfaits-sur-la-sante-a-nuancer.html

 

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D'autres articles intéressants : 

http://www.parents.fr/Psycho-Sexo/Sexo/Tentez-le-tantrisme#2032485

 

http://www.marieclaire.fr/,tantrisme-orgasme-tantrique,2610383,690962.asp

 

http://www.lexpress.fr/styles/psycho/slow-sex-faire-l-amour-en-pleine-conscience_1547045.html

 

http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Desir/Articles-et-Dossiers/Liberer-sa-sensualite/Le-slow-sex-jouir-en-conscience

 

Selon cet article de "Kaizen magasine" les hommes ont plus de mal a contrôler leur désir.
Moi c'est une question que je me suis toujours posé, comment conjuguer la dimension astral/divine de l’accouplement qui génère au finale la vie et la dimension bestial/instinctive de l'être primaire sur lequel notre culture s'est construit ?

 

http://www.kaizen-magazine.com/tous-victimes-de-la-pulsion-sexuelle/

 

http://monguide-medical.com/detail-actualitee-medical.php?news_id=499

 

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Séducteurs chroniques attention à votre prostate !!


Les liens entre sexualité et certains cancers gynécologiques sont bien établis. Ainsi, la multiplication de partenaires augmente le risque de cancer du col de l'utérus chez la femme. La flore vaginale à besoin de stabilité et crée un équilibre avec le même partenaire. Mais si le partenaire masculin a plusieurs partenaires sans utilisé de protection, cela revient au même pour la femme, sa flore est déstabilisée par des apports bactériens étrangers, la toilette intime de l'homme ne suffit pas !
En revanche, aucune association entre la vie sexuelle et les cancers pelviens chez l'homme n'avait jusqu'alors été mise en évidence. Selon une récente étude, le nombre de partenaires sexuels n'est pourtant pas sans influence sur le risque de cancer de la prostate.71 000 nouveaux cas chaque année ! Pour des raisons anatomiques évidentes, les organes masculins sont moins exposés aux infections que l'utérus de la femme. Ainsi, les relations entre ces maladies sexuellement transmissibles et certains cancers n'avaient pas encore fait l'objet d'études jusqu'ici.
Dernièrement des chercheurs ont identifié tous des cancers de la prostate diagnostiqués entre 1993 et 1996 chez des hommes âgés de 40 à 64 ans. Ils ont ensuite interrogé ces personnes sur leur vie sexuelle, puis ont comparé les réponses des deux échantillons (groupes sain et groupe avec cancer, les deux groupes d'âge comparables).
Après l'analyse statistique, les auteurs ont constaté que le risque de cancer de la prostate était directement proportionnel au nombre de partenaires sexuelles au cours de la vie. A l'extrême des pratiques, le fait d'avoir eu plus de 30 partenaires était associé à la présence de formes plus agressives. Par ailleurs, le risque de cancer était légèrement accru chez les hommes ayant eu par le passé des infections gonococciques. En revanche, la fréquence des rapports sexuels ne semblait pas avoir d'influence. (ouf!)

 

 

Voir : Extraits de "L'amour au bord du gouffre" de Boris Cyrulnik

 

 

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Voir aussi : Redéfinir l'intimité amoureuse

LE SEXE DES ÉMOTIONS

Révolution menstruelle !

Angélique chinoise, le Ginseng de la femme

 



06/07/2014
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