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L'Hypothèse Gaïa

NOUS SOMMES UN  

 

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Résumé pour ceux qui n'aiment pas lire ou qui n'ont pas le temps.

Cette hypothèse part du principe que la terre est un être vivant à part entière. En partant du postulat de Lynn Margulis, célèbre pour son travail sur l'endosymbiose, qui était de considérer que la symbiose est un facteur clé de l'évolution des espèces. Cette biologiste, considère en effet que la théorie darwinienne, axée principalement sur la compétition, comme si la vie est une guerre universelle, est erronéeElle affirme qu'au contraire, l'évolution est sous tendue par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants. Pour elles ce ne sont pas les plus « forts » (les plus puissants) qui survivent, ou la démarche du gagnant qui favorise la survie, comme le déduit l’esprit capitaliste en adéquation avec l'interprétation darwinienne, pour justifier une façon d’être et d’agir du même ordre, totalement contre- productive et qui oriente la civilisation dans une logique "coûts-bénéfices" et "accumulation" lente des mutations par la sélection naturelle au niveau du gène. 
ALORS QUE les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés sont les vraies bases productives de la vie.

L'HYPOTHÈSE GAÏA VÉHICULE UNE VISION RENOUVELÉE DU MONDE. ELLE RÉHABILITE UNE VISION HOLISTIQUE DE LA TERRE, CONSIDÉRÉE DANS SA TOTALITÉ.

GAÏA NOUS INVITE À LA MODESTIE, AU DÉPASSEMENT CRITIQUE DE NOTRE TENDANCE À L'ANTHROPOCENTRISME.

La théorie Darwinienne n'est pas basée réellement basée sur la compétition mais sur le hasard des mutations qui apportent ou pas un avantage sur les autres et donne donc plus de chance de survie ou pas par rapport aux autres. Lamarck fut le premier à théoriser sur l'évolution appuyant davantage sa théorie sur la coopération. Il fut le premier et se heurta à l'hostilité de ses confrères, à une époque ou la religion avait encore beaucoup de poids. Darwin repris plus tard ses travaux plus tard et il est fort à parier qu'il ait insisté sur l'aspect du "plus fort" pour que l'idée séduise ses condisciples. C'est aussi ça le monde de la science... Toujours est-il que notre société (capitaliste) en a retenu ce qui l'arrange, combien de fois, dans votre vie, avez-vous entendu la phrase "c'est la loi du plus fort !" ???

 

Il devient de plus en plus urgent d'examiner la place de l'homme dans le monde alors qu'apparaissent des définitions et des explications concurrentes du rôle de l'humanité à l'intérieur de divers modèles de développement écologique.

L'utilisation nuisible de la technologie humaine à l'époque moderne, au service du capitalisme, du consumérisme et de l'avidité qui le caractérise, a de multiples manières sérieusement mis en danger les éco-systèmes de la planète..

Cela arrange bien le capitalisme de se baser sur Darwin...

Qui a entendu parler de l’hypothèse Gaïa ? Ou de la symbio-synthèse ? Qui part du principe que la terre est un être vivant à part entière.

En partant du postulat de Lynn Margulis, célèbre pour son travail sur l'endosymbiose, qui était de considérer que la symbiose est un facteur clé de l'évolution des espèces.

Cette biologiste, considère en effet que la théorie darwinienne, axée principalement sur la compétition, comme si la vie est une guerre universelle, est erronée.

Elle affirme qu'au contraire, l'évolution est sous tendue par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants. Pour elles ce ne sont pas les plus « forts » (les plus puissants) qui survivent, ou la démarche du gagnant qui favorise la survie, comme le déduit l’esprit capitaliste en adéquation avec l'interprétation darwinienne, pour justifier une façon d’être et d’agir du même ordre, totalement contre- productive et qui oriente la civilisation dans une logique "coûts-bénéfices" et "accumulation" lente des mutations par la sélection naturelle au niveau du gène.


ALORS QUE les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés sont les vraies bases productives de la vie.

 

L'hypothèse Gaïa véhicule une vision renouvelée du monde. Elle réhabilite une vision holistique de la Terre, considérée dans sa totalité.

Pour en arriver à ces postulats Lynn Margulis s’appuyait sur l'origine symbiotique des organismes multicellulaires : des colonies d'unicellulaires auraient fini par former des assemblages permanents (un organisme multicellulaire) où chaque cellule s'est spécialisée.

D’autres chercheurs tels que Ernst Haeckel l’avait déjà avancé avant elle.

 

Selon l'hypothèse de l'endosymbiose, les chloroplastes des végétaux ou les mitochondries des eucaryotes seraient issus de bactéries SYMBIOTIQUES. La cellule est une endosyncénose modulaire, elle a émergé par juxtaposition et emboîtement de partenaires devenus indissociables, le noyau d'abord, puis les autres organites. Les idées sur l'origine des organites sont largement acceptées, mais celles sur les interactions symbiotiques comme origine d'introduction des modifications génétiques se heurtent à des réticences au sein de la communauté scientifique.... Trop formatée par le darwinsime, mais aussi , incapable de se voir comme faisant partie d'un tout,, plutôt qu'au dessus de tout le reste sur cette terre...


Il existe, depuis 2000, un champ d'étude universitaire, qui découle du travail J. Lovelock : "Earth Systems Science" qui a ouvert la voie des sciences du "système Terre". Malheureusement pas encore enseignées en France en tant que discipline, et nous prenons un sacré retard sur cette approche de l'écologie à dimension planétaire en France en conséquence !


Pour ceux que le sujet intéresse : Fritjof Capra "La Toile de la Vie", édité en francais, ou "The Systems View of Life" qui n'est pas encore traduit. C'est beaucoup plus large comme perspective, couvrant bien plus de disciplines, en restant complètement dans la même idée systémique.

 

livres_Capra_ToileVie_big.jpgDocteur en physique, Fritjof Capra un livre fascinant sur les parallèles entre la spiritualité orientale et la physique quantique. Il est également l'auteur de la "Sagesse des sages" et du "Temps du changement". Fritjof Capra a reçu en 1992 le National Book Award pour sa collaboration à l'ouvrage collectif "Belonging to the Universe".

"Si la biologie moléculaire a permis de mettre à jour les éléments fondamentaux de la vie, elle n'a pas résolu pour autant tout le mystère de la complexification, de l'intégration et de l'interrelation des organismes vivants avec leur environnement. Récemment, de nouvelles interprétations sont apparues dans la communauté scientifique pour tenter de comprendre ces systèmes vivants complexes: théorie dynamique des systèmes, théorie de la complexité, dynamique non linéaire, dynamique des réseaux, etc. Les attracteurs étranges, les fractales, les structures dissipatives, l'auto-organisation et les réseaux autopoiétiques en sont les concepts clés. Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, aucune approche synthétique ni aucune interprétation globale intégrant l'ensemble de ces nouvelles découvertes dans un contexte unifié, et l'exposant au public de façon cohérente, n'a été proposée. C'est le défi que relève cet ouvrage, qui représente une avancée fondamentale pour comprendre le monde qui nous entoure. Cette compréhension débouche sur la notion d'«écologie complexe» défendue par Fritjof Capra, qui expose les idées révolutionnaires apparues ces dernières années dans ce domaine. 

 

Gaïa, nom grec de la déesse de la Terre. 

Huit siècles avant Jésus-Christ, Hésiode chantait Gaïa, la Terre Mère “ au large sein, résidence à jamais inébranlable de tous les êtres ».

Dans la lignée de la célèbre biologiste Lynn Margulis,  James Lovelock basé sur hypothèse scientifique qui considére que les systèmes vivants de la Terre appartiennent à une même entité régulant l'environnement de manière à préserver les conditions favorables à la vie : tel est le sens de l'hypothèse Gaïa. Revoir sous un autre angle la problématique de l'histoire de la vie et de la Terre. Notre " monde vivant ", étonnante anomalie au regard de la planétologie comparée, ne forme-t-il pas un système, un " tout " comparable à un " organisme " autorégulé dont il nous resterait à comprendre ce que James Lovelock appelle la " géophysiologie " ?

L'hypothèse Gaïa est maintenant considérée avec beaucoup de sérieux : il est devenu évident que la vie est affectée par l'environnement, mais qu'elle l'affecte aussi en retour, et souvent de manière à maintenir des conditions qui lui sont favorables.

 

 

La Terre est plus qu'une simple sphère rocheuse, nous dit James Lovelock (né en 1919). Elle est une organisation supérieure, capable d'auto-régulation.

La biosphère est une entité auto-régulatrice dotée de la capacité de préserver la santé de notre planète en contrôlant l'environnement chimique et physique. Il s'est parfois révélé difficile de parler, sans circonvolutions excessives, de Gaia sans la présenter comme un être sensible “, écrit Lovelock dans “La Terre est un être vivant : l'hypothèse Gaïa”.

 

Qu'est-ce qui caractérise la vie, la dénomination "être" vivant se détermine comment ? 

 Est-ce la faculté de se reproduire, de s’alimenter, ou, plus « scientifiquement », la réduction de l’entropie interne (au détriment de l’entropie externe, bien sûr) qui caractérise la vie ? Dans un être vivant on va trouver des fonctions vitales, c’est à dire aptes à maintenir cet état de vie, qui ont ceci de remarquable qu’elles disposent toutes de leur propre « intelligence », c’est à dire de mécanismes régulateurs qui leur permettent de se maintenir au bon niveau. Par exemple, tous les composants qui circulent dans le sang et qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme – sucres, oxygène, CO2, hormones… – sont régulés par des mécanismes qui empêchent que leur teneur ne s’écarte trop de la « bonne » valeur ; le rythme cardiaque s’ajuste pour que le cerveau soit toujours oxygéné de la même manière quelle que soit la quantité prélevée par les muscles, etc….

Au regard de quelques définitions « acceptables » de la vie, James Lovelock nous entraîne dans des réflexions à la frontière de la science et de la philosophie, pour nous démontrer comment, par bien des aspects, notre planète se comporte exactement comme un être vivant « global ».

A la frontière des sciences et de la théologie, l'Hypothèse Gaïa de James Lovelock nous confronte à des questionnements originels, qui remettent en cause bien des certitudes quant à l'histoire de la terre et de la vie sur terre. 

 

« Ce livre célèbre la naissance d'une science nouvelle, celle de la planète Terre considérée dans sa totalité ». Gérard Blanc, Directeur de la revue CoEvolution.

 

 

 

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(170 pages, 10€ en version de poche)

 

 

James LOVELOCK est un médecin et biologiste difficile à classer dans le monde scientifique puisqu'il est un chercheur sans laboratoire. Il a notamment participé, en qualité de concepteur de dispositifs de détection, à titre de conseiller scientifique, à divers programmes spatiaux de la NASA.

 

Lovelock, en « médecin de la planète », expose comment la biosphère est régulée, comme au sein de notre organisme, par d’innombrables mécanismes qui disposent aussi d’une forme d’intelligence, et dont la capacité d’ajustement est parfaitement proportionnée aux échelles de temps qui les concernent. Par exemple, cela fait quelques milliards d’années que la température terrestre se maintient à des valeurs proches de l’actuelle, sans jamais s’en écarter de plus de quelques degrés, alors que l’intensité du rayonnement solaire a augmenté de 30 ou 40% dans l’intervalle.

Le mécanisme « d’adaptation » de la biosphère a été la diminution de l’effet de serre, via la diminution de la teneur atmosphérique en CO2, sous l’effet de la photosynthèse des premiers organismes marins (qui consommaient le CO2 et rejetaient de l’oxygène), au fur et à mesure que l’intensité du rayonnement solaire augmentait. Ce processus a permis ce fait assurément remarquable qui consiste à avoir maintenu la planète à une température de surface qui a peu varié pendant quelques milliards d’années. C’est encore la vie qui permet le maintien de la teneur en oxygène de l’air à 21% aujourd’hui (sans vie l’oxygène libre disparaîtrait en quelques millions d’années), teneur qui est suffisante pour que l’oxydation rapide soit disponible partout (et donc le feu), mais juste assez faible pour qu’un incendie spontané ne ravage pas toute la couverture végétale de la Terre (si la teneur en oxygène est trop forte, la pluie ne peut plus arrêter le feu : cela brûle quand même !).

 

L'hypothèse Gaïa postule que l'atmosphère de la Terre est préservée et régulée de manière active par la vie évoluant à sa surface, c'est à dire par la biosphère. La biosphère fonctionne ainsi comme un organisme unique au sein duquel chaque interaction concourt au maintien de la vie.

 

L'ensemble des êtres vivant sur Terre – des baleines aux virus, des chênes aux algues – peut être considéré comme formant une entité vivante unique, capable de manipuler l'atmosphère de la Terre de manière à satisfaire ses besoins généraux et dotée de facultés et de pouvoirs supérieurs à ceux de ses parties constituantes", écrit Lovelock. Un contast qui est cohérent avec l'origine de l'atmosphère et de toute vie sur Terre, précise Christophe Magdelaine, fondateur du site notre-planete.info.

 

Lovelock expose encore comment, sans mécanisme régulateur, la teneur en sel de l’océan aurait augmenté en quelques dizaines de millions d’années jusqu’à des teneurs insupportables pour les organismes marins (une teneur excessive en sel dans l’eau de mer ferait « exploser » les membranes des cellules sous la pression osmotique, car la salinité de l’intérieur de la cellule est quasiment la même pour les organismes terrestres et marins), ou comment l’iode, indispensable à tous les mammifères supérieurs, peut être répandu sur les continents à partir de la mer, via un cycle gazeux, ou encore comment la tectonique des plaques permet le recyclage, via le volcanisme, des éléments qui sédimentent au fond des océans…

Quoi qu’il prenne la précaution de préciser que ce n’est pas le cas, on se demande bien évidemment si Lovelock ne voit pas dans l’existence d’une terre habitée par la vie quelque forme d’intervention divine. On ne peut en effet s’empêcher de se dire, en découvrant cette foultitude de fonctions homéostatiques si merveilleusement calibrées, et d’espèces si merveilleusement complémentaires, que l’avènement de cet échafaudage par le seul fait du hasard semble défier toutes les lois des probabilités.

Et puis, bien sur, la question qui ne manque pas de venir à l’esprit est : pouvons nous « casser la machine » ? La réponse de Lovelock est clairement négative. Pour lui, précisément à cause de ses très nombreux mécanismes de régulation, la terre survivra à n’importe quelle atteinte que pourrait lui infliger l’homme. L’humanité est avant tout un danger pour elle-même, mais pas pour la biosphère dans son ensemble, même s’il ne fait aucun doute que nous pouvons profondément modifier l’aspect de notre planète. Les espèce évoluées, les plus emblématiques pour la défense de l’environnement (sauf la nôtre !), sont paradoxalement les moins nécessaires à l’équilibre d’ensemble.

Sachons nous protéger de nous mêmes, la nature se chargera bien de se protéger elle-même, dit en substance Lovelock, dans cet ouvrage qui évite à merveille, sur un sujet aussi délicat, le double écueil du catastrophisme et du mysticisme. source :  jancovici.com

 

 

Les preuves à l'appui de l'hypothèse Gaïa sont aujourd'hui nombreuses, c'est là toutefois, comme il arrive souvent en science, une chose moins importante que l'usage que l'on peut faire de ladite hypothèse, comme d'un miroir permettant de voir le monde différemment et de faire surgir de nouvelles questions quant à la nature de la Terre", indique Lovelock.

Considérer ainsi Gaïa nous invite à repenser les fondements de notre rapport à la nature et de l'écologie.

Il s'agit d'une alternative à cette vision pessimiste qui voit dans la nature une force primitive à dominer et à conquérir. Il s'agit également d'une alternative à la vision présentant notre planète sous les traits d'un vaisseau spatial fou, voyageant à jamais, privé de commandant de bord et d'objectif, décrivant stupidement un cercle autour du Soleil", explique Lovelock.

 

" La propriété la plus importante de Gaïa est sa tendance à rendre optimum les conditions de toute vie terrestre (…) Nous avons défini Gaïa comme une entité complexe comprenant la biosphère terrestre, l'atmosphère, les océans et la terre ; l'ensemble constituant un système de feedback ou cybernétique qui recherche un environnement physique et chimique optimal pour la vie sur cette planète. La préservation de conditions relativement constantes par un contrôle actif pourrait être décrit de manière satisfaisante par le terme "homéostasie" ", écrit Lovelock.

Le concept d'homéostasie - inventé par le physiologiste américain Walter Cannon - se réfère à cet état remarquable de constance dans lequel se maintiennent les êtres vivants quand leur environnement se modifie.

Une opération « intelligente »

Lovelock compare les systèmes régulateurs de Gaïa à la thermostasie d'un four électrique ou au système de régulation de la température de notre corps.

"L'opération d'homéostasie, que ce soit dans le cas d'une cellule, d'un animal ou de l'ensemble de la biosphère, se déroule en majeure partie de manière automatique, pourtant il convient d'admettre qu'une forme quelconque d'intelligence est nécessaire même au sein d'un processus automatique pour interpréter de manière correcte l'information recueillie au sujet de l'environnement. Trouver la réponse à des questions aussi simples que "Est-ce chaud ?" ou "Y a t-il suffisamment d'air pour respirer ?" nécessite de l'intelligence (…) Si Gaia existe, elle est sans aucun doute intelligente, dans ce sens limité tout au moins", écrit Lovelock.

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La question du devenir humain

Gaïa nous invite à la modestie, au dépassement critique de notre tendance à l'anthropocentrisme.

 

L'humanité a altéré de façon significative quelques uns des cycles chimiques les plus importants de la planète, provoquant des réactions en chaîne imprévisibles. Certes Gaïa ne court pas de danger, mais dans le nouvel équilibre qui résulterait d'une perturbation majeure, l'humanité ne trouverait pas forcément sa place, nous dit Lovelock. Un triste constat partagé par d'éminents scientifiques comme Frank Fenner et Stephen Hawking.

 

Le nom de Gaïa a suscité le soupçon de mysticisme. L'hypothèse Gaïa a en effet largement été reprise par le courant idéologique New Age.

En réponse à l'objection selon laquelle Gaia ne peut s'expliquer sans faire appel à des causes finales :

"L'expérience montre que des propriétés nouvelles, des comportements autonomes, émergent d'un système dès qu'il est suffisamment bouclé sur lui-même. Les raisons de cette émergence et les conditions nécessaires et suffisantes à l'apparition de propriétés homéostatiques semblables à celles de Gaia ne sont pas encore connues. En ce sens une explication complète de Gaia fait encore défaut. Elle pourrait naître au carrefour de deux courants de recherche : d'une part la théorie générale de l'auto-organisation, qui expliquerait comment de tels comportements autonomes surgissent mathématiquement de certains systèmes, quelle que soit la nature de leurs éléments ; d'autre part la poursuite de la description des mécanismes de Gaia, qui montrerait que la planète et la biosphère satisfont bien les conditions nécessaires", écrit Gérard Blanc.

Les critiques des militants écologistes

L'humanité est avant tout un danger pour elle-même, mais pas pour la biosphère dans son ensemble, même s'il ne fait aucun doute que nous pouvons profondément modifier l'aspect de notre planète, nous dit Lovelock.

En postulant l'existence d'un système capable de survivre à n'importe quelle agression, Lovelock semble autoriser la propagation des pollutions de toute nature.

Les premiers écologistes se sont méfiés de ce concept démobilisateur au regard de leurs efforts pour limiter la destruction des éco-systèmes. Or, ne serions-nous pas à l'origine de cette nouvelle ère géologique que l'on a baptisé Anthopocène ?

"Cette critique témoigne d'une profonde incompréhension des idées de Lovelock. Un système homéostatique pardonne beaucoup d'écarts par rapport à son état d'équilibre, mais seulement tant qu'il demeure à l'intérieur de ses capacités de régulation ; trop près de ses limites il risque, face à une perturbation de grande ampleur, de sauter à un nouvel état stable fort différent du précédent, ou même de se désagréger. La pollution, les changements des modes d'exploitation du sol ou la modification de l'écologie des plateaux continentaux pourraient ainsi déclencher des désastres à l'échelle planétaire. La régulation du climat terrestre se trouve peut-être très proche de l'une de ses limites. Lovelok a voulu attirer l'attention sur les vrais dangers qui menacent l'équilibre actuel de Gaia", clarifie Gérard Blanc.

 

Les états et les industriels s'intéressent maintenant à l'écologie en façade dans la mesure où c'est une source de taxe ou de business : Le greenwashing qui désigne les pratiques consistant à utiliser abusivement un positionnement ou des pratiques écologiques à des fins marketing. Le greenwashing peut par exemple se faire par des publicités trompeuses ou par le fait d'arborer des "labels prétendus verts " non officiels, pour répondre en apparence, à la demande des consommateurs, sans se donner la peine de s'y impliquer vraiment, ou réellement. 

 

 

Quelle(s) relation(s) entretenir avec Gaia ?

"D'un point de vue gaien, toute tentative pour imaginer une biosphère subjuguée par l'homme, maître absolu, est vouée à l'échec au même titre que le concept similaire du colonialisme bienveillant (…) L'hypothèse Gaïa implique que l'état stable de notre planète inclut l'homme comme une partie intégrante, ou un partenaire à part entière, d'une entité des plus démocratiques", nous dit Lovelock.

Renouer et coopérer avec la Terre

Il est possible que nous ayons, dans un futur plus ou moins proche, à prendre des mesures d'urgence à grande échelle pour aider Gaia.

L'hypothèse Gaia concrétise l'idée que nous habitons une planète vivante, ce qui conduit à modifier notre perception du monde : nous vivons dans la planète et non plus sur la planète. Parallèlement à la reconnaissance et à la description objectives de Gaia en termes biochimiques, géophysiques ou mathématiques, nous attend sa découverte subjective et sensorielle.

Lovelock reste toutefois optimiste. Il écrivait en 1984 dans sa contribution à l'ouvrage collectif Gaia, an atlas of planet management : "J'espère et je crois que l'humanité parviendra à mettre au point une technologie plus en harmonie avec Gaïa (…) Les abondantes ressources renouvelables que procurent les éléments de Gaia – l'énergie, l'eau, l'air et le climat, font de nous des millionnaires en puissance. Au moins avons-nous potentiellement l'intelligence nécessaire pour coopérer avec Gaia plutôt que de la détruire."

Assumer notre responsabilité face au vivant

"Au fur et à mesure que s'effectue le transfert de pouvoir à notre espèce, notre responsabilité de préservation de l'homéostasie planétaire s'accroît, que nous en ayons conscience ou non. Chaque fois que nous altérons de manière significative quelque partie du processus naturel de régulation ou que nous introduisons quelque source nouvelle d'énergie ou d'information, nous augmentons la probabilité que l'une de ces modifications affaiblisse la stabilité de l'ensemble du système, en limitant la diversité des réponses", écrit Lovelock.

Lovelock explique que nous sommes désormais en mesure d'affaiblir la capacité de Gaïa à rétablir son équilibre. Cette tâche, une fois Gaïa dépossédée de sa responsabilité naturelle, incomberait donc à l'homme, qui serait vite dépassé par elle.

 

Même sous la forme d'une hypothèse, Gaïa devrait nous interpeller

"La terre est plus qu'une simple maison, elle est un système vivant dont nous faisons partie", tel est le fondement de l'hypothèse Gaia.

L'important pour une théorie scientifique n'est pas qu'elle soit juste, si l'on suit Karl Popper on ne peut prouver que sa fausseté, mais qu'elle soit utile.

Malheureusement, nous ne savons pas encore répondre aux questions que suggère Gaïa : quelle est la stabilité du système actuel ? Toute civilisation, en effet, qui n'inscrit pas dans ses préoccupations le respect des conditions de vie sur Terre est vouée à disparaître comme une boule de neige au soleil.

Les paris sont donc ouverts sur les chances de survie de l'homme à la surface de la Terre à l'aube de la mondialisation actuelle qui avance inéluctablement. Serons-nous capables d'adapter à grande échelle la technologie aux nécessités biologiques ? Il en va de la vie et de la survie de l'humanité entière”, écrit-on sur le blog de l'Association Gaïa Terre vivante.

 

Source  notre-planete.info

 

Je vous conseille vivement ce fabuleux documentaire qui nous fait réaliser l'étonnante complexité de l'équilibre des forces de la système "Terre". Prenez le temps de regarder, vous ne le regretterez pas.

 

 

 

Sur cette vidéo, MON REVE



Même lieu pour ceux qui s'intéresse à ce genre d'approche

 

Interview de Lovelock (désolée c'est en anglais, aucun français n'a jugé utile de faire un reportage sur lui et son travail.... Ni même traduire des vidéos (on a bien traduit Braden..) 



 

 

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12/01/2015
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