creer-son-bien-etre

creer-son-bien-etre

Le pouvoir du toucher

 toucher-du-bout-des-doigts-3 copie.jpg

Les recherches démontrent que le toucher nous est tout aussi indispensable que l'air que nous respirons. Les stimulations tactiles agissent directement sur la biochimie du cerveau et est on des effets extrêmement bénéfiques sur tout l'organisme. 

Le contact peu soulager une douleur, il apaise l'ensemble de corps et réduit le niveau de stress, 

il renforcer le système immunitaire, allonge l'espérance de vie... 

Chaque cellule émet et reçoit; chaque cellule répond et résonne. Et la main interprète le flux perpétuel des impulsions et des transmissions et se fait réconfort. 

 

Si vous préférez regarder une vidéo plutôt que lire, vous retrouverez la plus grande partie du contenu de l'article dans le documentaire Arte en video ne bas de l'article. Si vous manquez de temps, la lecture sera plus rapide car la vidéo dure 52 mn. 

 

Dés le commencement de la vie le sens du toucher est primordial.

Notre conscience d’exister prend naissance par le toucher !  

bb-1.jpg 

Avant de parler ou même de distinguer clairement son environnement, le bébé sent par la peau la présence et l'émotion de ses parents. Son sens du toucher est déjà pratiquement mature.

Non seulement le nouveau né il a besoin d'être touché pour se sentir exister mais il prend connaissance du monde par le toucher. Il a un besoin vital d'interagir avec son environnement humain et non humain, par le toucher.

un bébé nu dans les mains de ses parents

 

Le contact humain, sous forme de toucher affectif, au début de la vie, joue un rôle primordial : Il stabilise la respiration du nouveau-né, régule sa température et même son taux de glycémie. Le contact lui permet de définir les limites de son corps et de se définir progressivement comme un individu. Le contact stimule sa croissance et son développement. 

S'il est privé de contact corporel, des étapes importantes de son développement ne pourront se produire, avec pour conséquence, des déficiences cognitives et même un système immunitaire déficient. Des différences flagrantes ont été observées au niveau cognitif, sur les enfants selon qu'ils soient privés ou non de contact corporels. Avant les années 60, embrasser et câliner un enfant pouvaient être perçu comme inutile voir même nuisible à son développement ! 

 

D'autres études démontrent qu'un petit mammifère privé de contact avec un congénère, dépérit, et un nombre élevé de petits singes que l'on avait seulement nourri, mouraient au bout de quelques mois. Ceux qui ont survécu, présentaient des sequels physiques et mentales irréversibles.  

C'est par la chaleur et le contact corporel que le petit ressent la presence de l'autre, l'attention qui lui est portée, qui le rassure, le réconforte dans cet environnement inconnu, anxiogène.

 

En 1973, la théorie de l'attachement proposée par le psychiatre britannique John Bowlby (1907-1990) expliquait qu'un enfant grandissait de façon « sécure » s'il était bien entouré et câliné ; plus tard, on associa l'ocytocine, une hormone cérébrale libérée par l'hypothalamus pendant et après la grossesse, à l'amour maternel puis à l'attachement au sens large. Mais ces théories, aussi marquantes qu'elles fussent, n'éclairaient pas le pouvoir émotionnel du toucher. Finalement, elles ne nous disaient pas ce qui se passait au fond de nos cellules quand nous frémissons au contact d'une caresse.

Depuis les années 90, le sujet est approfondit en science et le toucher affectif est une nouvelle façon de comprendre le développement du cerveau social normal !

 

Sous l'effet des caresses, les millions de récepteurs de notre peau, convertissent les stimuli tactiles en signaux electrics qui parviennent aux différentes régions du cerveau via un vaste réseau de fibres nerveuses. L'arrivée des influx electrics dans des régions spécialisées déclenche l'arrivée de molécules de signalisation qui activent des processus comme celui de la croissance. C'est tout l'organisme qui est modifié par une stimulation tactile ! Que ce soit pour les bébés ou les adultes. 

e, de l'université John Moores de Liverpool, un des spécialistes du domaine. « La qualité émotionnelle de la caresse véhicule un sentiment très important qui sous-tend de nombreuses interactions sociales. »

 

Le corps tactile, un réseau de fibres faites pour le toucher

Quand nous touchons quelque chose ou quelqu'un, les fibres nerveuses de notre peau entrent en action grâce à des récepteurs sensoriels spécialisés nommés mécanorécepteurs,

 Quand quelque chose effleure notre peau les récepteurs informent notre cerveau en une fraction de seconde sur la nature et la localisation du contact. Les fibres CT réagissent elles aussi simultanément, mais leurs signaux ne parviennent au cerveau qu'au bout d'une à deux secondes. Plus précisément, leurs signaux arrivent dans l'ere du cerveau impliqué dans le traitement des sensations positives, de l'attention à l'autre et de la conscience de soi. 

 

Pendant un massage par exemple, on observe un ralentissement des ondes cérébrales similaire à celui d'une personne endormie. Le cerveau réduit son activité, tout en libérant un véritable cocktail d'hormones et de neurotransmetteurs qui vont entrainer des actions au sein des organes. 

Tous contactes physiques, entrainent des modifications biologiques. Le taux de certaines hormones baisse (celles du stress : adrenaline, cortisol...)  tandis que d'autres augmentent (celle du bien-être : sérotonine, ocytocine, endorphine, dopamine...) 

  

Le touché renforce les liens, le sentiment de sécurité.

Les humains sont interdépendants les uns des autres. A travers le contact corporel se construisent les liens sociaux. Par le contact nous avons appris à ressentir le lien qui nous unis à nos proches, notre communauté. Le toucher sécurise, rapproche, réconforte stimule le désir, exprime la joie et l'attachement à l'autre. Ce n'est pas un hasard si les humains se serrent la main ou s'embrassent. Tendre une main vers l'autre, c'est déjà entrer en relation. 

 

Cependant le contact physique n'est pas toujours bénéfique ...

Le toucher est le premier langage que nous apprenons à décoder. Les récepteurs de notre peau nous renseigne presqu'instantanément sur la nature du contact qui nous parvient. Ses différentes formes sont étudiées depuis quelques années par les scientifiques. Des mécanismes complexes permettent à notre corps de percevoir et d'analyser les différentes formes du toucher. Certains gestes nous sont agréables, ou non selon s'ils sont bienveillants, affectueux, doux, tendres, les caresses nous incitent à la détente.

Les récepteurs aux caresses, "la fibres CT" (fibre qui joue un role essentiel à notre bien-être)  réagit à un type particulier de caresse que nous pratiquons instinctivement. 

Mais d'autres formes du toucher expriment plus ou moins une forme d'hostilité telle qu'une volonté de domination, ou carrément de la violence, visant à infliger de la douleur physique ou morale à différents degrés, et peuvent représenter une menace.

Si le baiser ou le bisou est l'expression de l'amour par excellence, le pincement est un geste sadique qui n'est pas agréable, voir douloureux. 

 

La caresse idéale est appliquée avec une pression modérée, à une vitesse d'environ 2,5 cm par seconde. Plus lente ou plus rapide, le geste relève plus de la formalité que de l'affection et ne procure pas l'effet optimal escompté.

Si l'on insère une électrode dans un nerf sensitif de l'avant-bras et que l'on enregistre les signaux électriques envoyés par l'une des fibres de la caresse (la fameuse fibre CT), on observe que celle-ci réagit fortement (c'est-à-dire en délivrant un maximum d'impulsions électriques) à cette caresse optimale, et de façon bien moindre lorsque la caresse est effectuée à une vitesse inférieure ou supérieure.

Par ailleurs, ces fibres sensibles réagissent plus vivement aux caresses faites avec un objet (ou une main) dont la température en surface est celle de la peau humaine, soit environ 34°C qui est la température du bout des doigts.

L'imagerie cérébral  par scanner montre clairement la réaction de l'insula postérieure sous l'effet de cette caresse parfaite:

 

i_12_cr_con_1e.jpg

l'activation de la zone est maximale quand la pression et la vitesse sont modérées, et que la température est celle de la peau humaine.

Il faut noter que ces paramètres-clés sont définis par les propriétés électriques des terminaisons nerveuses «de la caresse», au sein de la peau, bien avant que les signaux ne parviennent au cerveau.

Il est possible qu'au fil de l'évolution, ces fibres nerveuses se soient ainsi ajustées spécifiquement pour le contact caressant, si primordial dans la reproduction et la survie de l'espèce.

 Ne prodiguez pas vos caresses sur la peau glabre de la paume des mains ou de la plante des pieds, dépourvues des fibres réceptives, mais sur les parties duveteuses où elles se nichent abondamment. 

Elles sont plus nombreuses dans le haut du dos que sur l'avant bras par exemple. Ce qui me rappel que l'on caresse instinctivement le haut du dos, et d'autant plus quand une personne est triste. Ce qui explique aussi que l'on aime se faire masser le dos. 

Et pourquoi en avons nous davantage sur le haut du dos que nous pouvons difficilement atteindre ? Pour que nous ayons besoin qu'un être le fasse pour nous, car ce type d'interactions entretient la cohésion sociale.  

Cependant, selon qui nous touche, les sensations ressenties varient...

Le cerveau doit en premier lieu identifier l'origine du contact. Si la caresse ou le touché vient de nous-même, le cerveau anticipe les sensations. En cas de stress, se toucher le visage par exemple, produit un effet calmant, ces contacts répétés réduisent le niveau de stress et permet de mieux focaliser son attention. Ces gestes sont accomplis indépendamment de notre volonté, par réflexe. L'auto stimulation tactile participe donc aussi à notre équilibre émotionnel mais le cerveau ne réagit pas de la même façon avec le contact humain extérieur source d'attraction ou de rejet.  

Les effets d'un contact, une caresse, selon qu'elle provienne de nous-même ou d'une autre personne, ne déclenche pas les mêmes réactions dans le corps !

Déjà les effets sont amplifiés quand nous accordons une grande importance au touché d'une autre personne en particulier... ou selon le contexte. 

Déclencher l'aversion ou l'apaisement. Selon que l'on apprécie plus ou moins la personne qui nous touche influence totalement le ressenti et les réaction biologique on s'en serait douté.

Une caresse dans le dos console de la part d'un proche, c'est surtout l'ocytocine qui est impliqué donnant un sentiment de confiance et de sécurité et dope le système immunitaire (un câlin réconforte plus que des mots), elle stimule lorsqu'on est amoureux, là c'est l'effet de la dopamine qui prend le dessus. 

 

La moelle épinière joue un role plus important que ce que les chercheurs avaient imaginé. 

On avait ces dernières décennies les chercheur en neuroscience attribuaient tout au cerveau, la dimension physiologique était mise de côté. 

Les observations de l'activité cérébrale lorsque nous nous touchons nous-mêmes est largement moindre que lorsque nous sommes touchés par une autre personne. La zone qui interprète les intentions d'autrui, celle qui gère les récompenses. 

  

 

Si vous n'avez pas de contacts humains physiques, de réconfort, vous pouvez vous faire masser, le résultat est équivalent bien que la dimension affective soit absente !

 

Voir : Les massages thérapeutiques sont plus efficaces que les médicaments

 

 

Ca m'intéresse.jpg

Numéro du mois de septembre 2016

 

 

Pendant le massage-bien-être et après celui-ci des fluctuations de plusieurs hormones sont observées :

- diminution de l'Argiline vasopressine qui régularise la pression sanguine et  le cortisol qui agit sur les comportements agressifs 
- diminution cytokines protéines indiquant l'inflammation au cerveau réduit naturellement la douleur par le même mécanisme que les médicaments
- augmentation de l'ocytocine connue sous le nom d'hormone du plaisir  de la satisfaction qui réduit l'anxiété ; augmente la sociabilité ; la résistance à la douleur et fait baisser la tension artérielle 
- augmentation de l'endorphine un équivalent naturel de la morphine
- augmentation de la dopamine hormone euphorisante qui aide à l'effort  ("permet de soulever des montagnes")

Ainsi le massage-bien-être a un effet sur le système immunitaire car il libère des hormones décontractantes, stimulantes et euphorisantes.

 

Voir toutes les techniques de massage

 

 

 

ou sur 

Arte - Replay - le-pouvoir-des-caresses

 



13/03/2021
2 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2550 autres membres