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● Comment savoir qui l'on est, et être SOI ?

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On ne se voit jamais comme on est.

 

Notre perception de nous-même n 'est que le fruit d'une construction, la résultante des reflets dans le regard de notre entourage, sur la base de laquelle nous nous sommes construit.

Cette représentation ne peut qu’être fausse, déformée par nos émotions, nos souvenirs d’enfance et  conditionnée le regard des autres. Une construction en trois dimensions, inextricablement liée à notre histoire.

Nous ne voyons souvent que nos défauts, nous nous inventons même des tares. Pour nous réconcilier avec notre enveloppe, il faut en général en passer par une exploration des fantasmes que nous entretenons à son propos. Nous avons une image de sensations, l’image que nous avons de nous n’est pas seulement visuelle. Elle est empreinte de ressentis, modelée par nos émotions, déformée par nos fantasmes.

  L’image du corps est directement liée à notre ressenti. Illustration :

« Fermez les yeux, pensez à vous ce matin, lorsque, avant de partir, vous avez jeté un dernier regard dans la glace. Comment vous êtes-vous sentie ? Séduisant(e) ou fatigué()e ? Plein d’élan ou mal dans votre peau ? » Ce simple retour sur nos impressions permet en effet de comprendre que l’image que nous avons de nous-même ne se résume pas à notre reflet.
Elle se compose aussi, « d’une foule de ressentis concernant notre corps dans ses contours, sa densité, son énergie ». Parmi celles qui reviennent le plus souvent, il y a la sensation d’être tendu ou apaisé, ou celle d’être lourd ou léger. Nous avons ainsi deux images de nous, l’une visuelle, l’autre sensorielle. Et tandis que nous nous efforçons de nous affranchir du règne des apparences pour cultiver notre intériorité,  les choses ne sont en réalité pas si simples : « Il n’y a pas notre moi d’un côté et notre image de l’autre. Les images que nous avons de nous constituent au contraire la substance même de notre moi. » Et ce, dès la vie utérine…

 

Nous avons une mémoire du corps. Le cerveau du fœtus n’est pas assez développé pour qu’il puisse se représenter son corps. En revanche, il entend les voix qui l’entourent, goûte le liquide amniotique, suce parfois son pouce, perçoit la lumière et les mouvements de sa mère. « Tout ce qu’il ressent se traduit par des images mentales qui constituent peu à peu son sentiment d’exister ». Et quand nous atteignons l’âge adulte, la perception que nous avons de nous résulte toujours de ce patchwork de sensations. Celles d’aujourd’hui, bien sûr, mais surtout celles d’autrefois. Le fait d’avoir été porté, caressé, apaisé, d’avoir ressenti une peur intense ou vécu des blessures graves. Ces événements du passé ont imprimé leur marque sur celui ou celle que nous sommes devenu et colorent très fortement notre relation à nous-même. C’est pourquoi « l’image inconsciente du corps est avant tout une mémoire ».


Au fond, « nous ne nous voyons pas tels que nous sommes, mais tels que nous avons été aimés ou maltraités ».

 

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Nous avons donc une perception forcément déformée.

Rien d’étonnant, alors, à ce que de jolies filles aient si peu conscience de l’être. Car « l’image que nous avons de nous est fausse, forcément fausse ». Reposant depuis toujours sur nos perceptions internes, elle est subjective par définition, sans cesse remodelée par nos émotions et le regard des autres. « Fondatrice de notre moi, elle est pourtant trompeuse, source de nombreux malentendus et de nombreuses souffrances ».

Si nous sommes sensibles à l’image que nous renvoyons, c’est à l’endroit de notre visage que nous sommes le plus vulnérables. Il est en effet « la partie la plus singulière de notre être, celle qui nous rend unique à nos yeux et à ceux des autres ». Plus encore, il est l’endroit de notre corps « qui exprime le mieux nos émotions, notre inconscient, notre humanité ». Si bien que la perspective d’être défiguré dépasse dans l’effroi toute autre mutilation. Pour beaucoup, elle équivaut à un véritable anéantissement. Dès lors, les opérations de chirurgie esthétique représentent toujours un grand bouleversement. « Même si le nouveau visage plaît, même si la perspective de quitter une figure abîmée apporte un soulagement, le patient aura un effort inouï à faire pour retrouver son identité, car elle se nourrit de la fréquentation régulière de son visage dans le miroir ».

Une part de nous-même nous échappe. En dépit de tous les artifices, de tous les déguisements, quels que soient nos efforts pour nous dissimuler ou pour nous mettre en valeur, une part de ce que nous donnons à voir échappe à notre contrôle et souvent d’autant plus devant le regard des autres. Il est d’ailleurs fascinant de constater que masqué, nous sommes souvent davantage nous-même, nous sommes libérés de nos inhibitions.

Notre corps parle, Nos gestes, nos mimiques, les inflexions de notre silhouette, le timbre de notre voix communiquent malgré nous des messages silencieux. Ce qui s’exprime à notre insu, c’est notre image inconsciente de nous-même qui, bien que refoulée, dicte nos postures : ces belles foulées quand nous avons confiance en nous, ce dos voûté quand nous nous sentons impuissants… Notre entourage, peu habitué à prêter attention à ce code muet, le perçoit pourtant et se forme à partir de lui une image de notre personnalité, de nos blessures, de nos angoisses ou de notre vitalité. « Lorsque nous voulons faire bonne figure, nous sommes plus enclins à soigner les apparences plutôt que nos émotions ». Or ce qui nous agite à l’intérieur se voit à l’extérieur. C’est donc davantage en travaillant sur l’image que nous avons de nous-même, plutôt que sur celle que nous renvoyons, que nous parviendrons à dépasser nos complexes.

« Notre corps a une valeur relationnelle ». Par endroits, il porte la marque des mots, de la tendresse, de la fierté ou du dégoût qu’il a inspirés à nos parents. Et modifier ce corps en surface suffit rarement à panser nos blessures. Il nous faut davantage décrypter les fantasmes dont il est porteur pour parvenir à l’en affranchir. « Nos défauts peuvent se transformer en atouts si nous consentons à modifier notre regard sur eux ». Aimer leurs défauts, c’est un service à rendre aux enfants, pour leur donner la chance de s’aimer tels qu’ils sont. « Il faut leur dire qu’ils sont beaux, mais avec modération, afin de ne pas les aliéner à leur apparence. Le plus important est de stimuler chez eux la capacité de ressentir ce qu’ils vivent avec leur corps. »

 

Comment sait-on que l’on est enfin devenu soi ?  

 

De plus en plus de gens sont aujourd'hui coupés d'eux-mêmes, se contentant d'être spectateurs de leur propre vie.

Ce que j'aimerais communiquer, c'est cet amour du cheminement. Nous ne sommes pas terminés, et nous ne serons jamais terminés, mais nous cheminons. Ce n'est pas nécessairement seulement la psychanalyse qui permet de faire ce chemin : spiritualité pour certains, vie conjugale, amitiés...
J'aime bien cette phrase issue du hassidisme : "Il est du devoir de chacun de connaître et de prendre en considération qu'il est, au monde, unique en son genre, et qu'aucun homme pareil à lui n'a jamais existé dans le monde, car, si un homme pareil à lui avait déjà existé dans le monde, il n'aurait pas lieu d'être au monde. Chaque individu est une chose nouvelle dans le monde, et il est appelé à accomplir sa vertu propre dans ce monde." C'est tout un programme, et après nous avons à cheminer. Ce n'est jamais terminé, car c'est terrible d'être "fini"...


Devenir soi ou être soi, comment faire ?

C'est vrai que "être nous-mêmes", cela ne veut rien dire en soi.

S'autoriser à être soi-même ne peut se faire que dans l'interaction avec l'autre.

C'est l'autre qui me provoque, qui me montre que parfois je ne le supporte pas, qui m'indique mes limites, ce qui me met en colère ou en joie. Sans l'autre, je ne peux avoir le sentiment d'exister.

Et c'est l'acceptation de l'altérité qui me donne naturellement mes limites.


Comment faire ? Il faut tenter d'abord de relire sa propre histoire, pour en faire récit à soi ou à d'autres, et repérer les points saillants. Avoir une mémoire permet de discerner quelques lignes d'avenir. (Savoir d’où l’on vient pour savoir ou l’on va ).
Discerner, c'est bien le mot : tenter, patiemment, de repérer ce pour quoi l’on a du goût, ce qui est vraiment nous et pas le résultat du conditionnement en positif ou négatif de notre éducation.

 

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Faire le trie entre ce que l'on a toujours dit de vous, dans son entourage et ce qui est vraiment.

Repérer ce qui nous met en mouvement, ce qui nous met en colère et pourquoi, à quels moments une joie ou une paix nous habitent. Et, peu à peu, on connaîtra le lieu qui est le nôtre. Apprendre comment devenir acteur de sa vie et non spectateur, ou pire, victime ;

 

Evidemment, il n'existe pas recettes pour être l'acteur de sa vie... Je peux donner simplement quelques humbles conseils : d'abord, sortir de la plainte.

Pour beaucoup de gens, le constat d'une vie en demi-échec enferme parfois dans l'amertume, et empêche de progresser, de sortir du statut de spectateur.
Ensuite, identifier les moments, même rares, de la vie passée dans lesquels on se sentait vraiment soi-même, pour y discerner dans quelle direction aller.

 

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Faire la liste des choses que l'on estime "vraies" ou "fausses" dans sa vie actuelle. Cela aide à voir où on en est et ou on voudrait aller.
Tenir compte du regard des autres : certains amis, certains proches, pour peu qu'ils aient un regard pertinent sur les moments où l'on paraît investi et heureux dans ce que l'on fait.

 

Souvent, on parvient mieux à se cerner à travers ce que l'on n'est pas, ou ne veut pas, car il est moins aisé en première instance de cerner ce que nous sommes et ce que nous voulons vraiment. 

La nature n'aime pas le vide. Nous le remplissons. Si vous n'avez pas votre propre idée de ce que voulez, de ce qui vous correspond, vous remplirez obligatoirement ce vide, mais avec des dictas, des préjugés et de convenances qui ne vous appartiennent pas et qui ne correspondent pas forcément à vos véritables besoins et aspirations personnels. Votre entourage, le système et la société seront vos repères et tel un mouton vous suivrez le troupeau. La publicité et les média vous imposeront leurs idéaux et leurs visions de l'accomplissement. Est-ce vraiment celui qui nous convient pour être heureux ?

 


  

Il est important de pouvoir regarder, prendre conscience de tout ce qui tient vraiment de nous, dans nos choix, nos pensée, et ce qui tient du conditionnement. Ce que nous avons fait pour nous, ou pour les autres ? 
Il est un pas à franchir pour savoir qui l'on est, c'est celui de découvrir sa condition de mortel, en prendre conscience, vraiment. On le sait forcément, oui, mais c'est une autre étape que de le réaliser. On commence à vivre vraiment lorsque l’on réalise pleinement que l'on est mortel. Et si ce constat est déplaisant, il nous rend pourtant, infiniment plus vivant; 

L’enfant n’envisage pas la mort, il la dénie, l’adulte reste souvent dans cet était d’esprit sans s’en rendre compte ; l'adulte peut poursuivre ce déni jusqu'à être confronté à la perte. Combien d'entre nous agissent encore comme si il avait l’éternité devant eux ? 

En fait, il faut réaliser les limites du monde et ses propres limites, ainsi que notre condition de mortel,  nous dire que nous avons une seule vie, et qu'il existe une urgence de ne pas être spectateur et passif...

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Il faut d'abord sortir de l'angoisse car de toute façon, nous ne serons jamais parfaits. Vivre dans l’idéal du Moi est un handicape qui peut conduire à préférer ne rien faire si ce n’est pas à la hauteur. Le bleu est la couleur de l’idéal et de l’idéal du soi
Ensuite, il est bon d'identifier le contenu de ce qui a été projeté et reporté sur nous. Il est bon aussi d'identifier ce en quoi nous croyons, avoir des guides même ponctuels est bien utile parce que, en ce monde complexe, les plus anciens, ou les plus avancés sont là pour ça.
En dernier lieu, il faut être à l'écoute de soi-même, mais avant cela, différencier ce qui est soi-même et ce qui n’est pas soi-même. Ce qui vient de l’ego et des défenses, de l’enfant intérieur blessé ou l’enfant intérieur joyeux…

 

Il faut aussi apprendre à distinguer nos désirs des besoins réels et profonds. Voir : ● Confusion entre désir et besoin

 Prenez le temps de cultiver vos dons, d’embellir votre vie, de profiter pleinement de tout ce que vous avez en vous et autour de vous. Cela vous évitera d’aller chercher ailleurs une richesse qui est déjà là, ici et maintenant

 

Regardez vous en face, l’instant de vérité, ne plus s’y soustraire.

Il convient de regarder à l’intérieur de vous-même sans rien nier ou embellir pour voir la part qui vous revient dans la dégénérescence actuelle. Il est de la plus grande importance de prendre le temps d’identifier soigneusement dans votre manière de penser, de fonctionner, toute habitude malsaine ayant contribué à cette spirale descendante car, tant que ce travail n’est pas accompli, rien d’autre ne peut changer.

En corrigeant votre tendance à faire des suppositions, à remettre à demain, ou à prétendre être indifférent, vous commencez à rétablir l’équilibre. Du plus profond de votre être, une onde se propage et rayonne vers l’extérieur, le processus de guérison peut alors commencer. Trouvez la façon de remédier aux situations malsaines exige d’être patient et tolérant à l’égard des insuffisances et des limites qui sont les vôtres ou celles des autres. Si après un examen attentif, basé sur le détachement et la contemplation, il est manifestement nécessaire de prendre du recul vis-à-vis de l’ensemble de la situation, ce ne doit pas être par colère ou par vengeance. Au lieu de cela, considérez ce repli comme une période reconstituante, destinées à faire le ménage en vous-même. En vous attelant sincèrement à cette tâche, vous favorisez, sur une grande échelle, le retour à l’équilibre.

Commencez ce travail de nettoyage et de retour à l’équilibre dans votre petit ego. Tant que ce nettoyage n’aura pas lieu, aucun nouveau départ n’est possible. Constater que l’on a déçu quelqu’un, admettre une erreur ou une incompétence manifeste ne sont pas des choses agréables. Mais prétendre que tout va bien ou que l’on n’a rien à se reprocher quand ce n’est pas la cas, ne mène nulle part si ce n’est une impasse. Quand vient le moment d’admettre ses défauts et d’assumer ses responsabilités, vous pouvez avoir l’impression que c’est la fin du monde mais ce n’est pas le cas, au contraire, c’est tout le contraire, c'est un renouveau par la reconnaissance de ce que l'on est, reconnaisse signifie, renaître à soi.

Admettez qu’une guérison est nécessaire pour vous engager pleinement à rétablir sans délai l’équilibre. Une fois ce processus en marche, tout commence à bouger. Les effets extérieurs ne sont peut-être pas évidents au départ, mais dans votre esprit, quelque chose a déjà commencé à se dé-rigidifier afin de pouvoir bouger, poursuivez l'effort en conscience et faites vous aider si nécéssaire.

 

Voir aussi : ► Christophe André et le chemin du bien-être

 

 Merci à Annie.

 

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05/11/2013
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