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S'informer et comprendre

20 vaccins ont été créés ou sont en cours de développement : 

Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson ou encore Spoutnik V et Sinovac...

Certains sont des vaccins “traditionnels”, les vaccins recombinants ou encore les vaccins à vecteurs viraux pour d'autres, le terme de vaccin est parfois contesté car leur mode d'action est très différent ce sont ceux à ARN, ou à ADN, …

Essayons de comprendre en quoi consiste ces différentes dénominations ? 

 

Rappel

 

Petit rappel à propos de la façon dont les défenses immunitaires du corps humain réagissent à un agent pathogène (virus, bactérie ou parasite). Ces agents composés de molécules qui leur sont uniques sont détectées par le corps humain pour apporter une réponse immunitaire appropriée : on nomme ces parties des agents pathogènes les antigènes. Une fois ces antigènes reconnus par le corps humain, ce dernier produit des anticorps, qui vont se lier à ces antigènes afin de les neutraliser. Le complexe anticorps-antigènes est alors détruit.

 

Tout au long de son existence, le corps humain peut rencontrer des millions d’antigènes différents puisqu'ils sont partout. On ne tombe pas forcément "malade" si l'on est en bonne santé, avec une bonne immunité, les pathogènes ne pourront pas se reproduire en nous, d'où l'importance du terrain avec un bon apport de vitamines et minéraux, de nutriments essentiels et une bonne hygiène de vie.  Une fois qu'un type d’antigène a été rencontré et mémorisé, notre système immunitaire sera capable de le reconnaître plus rapidement et donc de produire les anticorps nécessaires pour combattre l’agent pathogène : on parle alors d’immunité spécifique ou acquise.  

 

La vaccination a donc pour objectif d’accélérer le processus naturel : l'objectif du vaccin est de permettre au corps humain de détecter l’antigène en amont d’une contamination par l’agent pathogène. Lors d’un second contact avec l’antigène, le système immunitaire sera ainsi d’ores et déjà en capacité de créer les anticorps nécessaires pour résister au virus ou à la bactérie. Dans le cas du coronavirus, les différents vaccins se focalisent tous sur un antigène spécifique : la protéine Spike, souvent surnommée "protéine S". 

 

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Source OMS

 

Sinovac, Sinofarm : le vaccin atténué ou inactivé

La forme la plus classique, traditionnellement utilisée pour vacciner contre de nombreuses maladies. Il existe deux types principaux de vaccins : les vaccins "atténués" et les vaccins "inactivés".

Dans le cas des vaccins atténués, il s'agit d'agents infectieux (virus ou bactéries) affaiblis à l'aide de différents procédés, afin d'éviter qu'ils ne déclenchent la maladie ou alors de façon totalement bénigne. Comme le vaccin ROR contre a rougeole, les oreillons, et la rubéole, ainsi que les vaccins contre la fièvre jaune et la fièvre typhoïde.

Sinovac est un vaccin chinois, En Chine, trois vaccins sont administrés : CoronoVac du laboratoire Sinovac et deux vaccins Sinopharm, du laboratoire éponyme. L'OMS a validé le vaccin Sinopharm en mai et le vaccin de Sinovac le 1er juin. Ils ne sont pas autorisés en France. 

Selon une étude publiée dans "The Lancet Microbe" en juillet 2021 et menée à Hongkong sur plus d'un millier de patients, le vaccin Coronavac, développé par le laboratoire chinois Sinovac, entraîne la production de dix fois moins d'anticorps que le vaccin développé par Pfizer-BioNTech. La quantité d'anticorps ne suffit pas à évaluer le niveau d'immunité conféré par un vaccin, soulignent les auteurs dans la publication mais "les différences de concentrations d'anticorps neutralisants identifiés dans notre étude pourraient se traduire par des différences substantielles dans l'efficacité du vaccin". En parallèle, la Chine travaille sur le développement d'un vaccin administré par pulvérisation nasale qui n'utilise que 20% de la dose normalement nécessaire lors d'une injection intramusculaire d'un vaccin. Les premiers essais cliniques ont été lancés en septembre 2020 par l'Institut de médecine militaire de l'Université de Wuhan. En juillet, les scientifiques chinois ont lancé la phase 2 des tests. 

 

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Source OMS

 

 

Les vaccins dits "inactivés" 

Ils contiennent quant à eux des agents infectieux morts, ce qui n'empêche pas pour autant le système immunitaire de se mobiliser pour les affronter. On parle de vaccins inactivés pour le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, les hépatites A et B, la grippe, l'encéphalite à tique ou japonaise, et la méningite. Ces vaccins "inactivés" contiennent également des adjuvants qui permettent d'augmenter la réponse immunitaire contre l’antigène microbien contenu dans le vaccin. Ils amplifient le signal de danger, ce qui permet au système immunitaire de mieux détecter l'agent infectieux et de le combattre : il permet ainsi d'éviter d'injecter une substance étrangère à l'organisme en trop grande quantité.

Les solutions injectées contiennent également des conservateurs, des antibiotiques et des stabilisateurs, nécessaires pour empêcher le vaccin de se dégrader dans le temps et de perdre en efficacité.

A l’heure actuelle, aucun vaccin atténué ou inactivé n’a été autorisé sur le marché en France pour contrer le coronavirus. En revanche les vaccins Sinovac et Sinofarm, des vaccins inactivés, l’ont été en Chine.  

 

 

Pfizer/BioNTech, Moderna : les vaccins à ARN messager

Ce sont les nouveaux procédés à acides nucléiques. Le but est la aussi de créer un “leurre” qui va permettre au système immunitaire de détecter l’antigène d’un agent infectieux.

La différence se joue sur la façon de créer ce leurre. Là où les vaccins atténués ou inactivés introduisent une version altérée de l’agent infectieux, les vaccins à acides nucléiques vont faire produire directement un fragment de l’agent pathogène par le corps humain. 

L’ARN messager, pour acide ribonucléique messager, est une copie temporaire d’une section de notre ADN. Les vaccins à ARN consistent ainsi à injecter dans notre organisme un brin d’ARN, qui va en quelque sorte fournir des instructions d’assemblage. Nos cellules vont alors créer des protéines spécifiques à un virus, ce qui va permettre au corps humain de détecter cette protéine, de l'identifier, puis de la combattre.  

Dans le cas du coronavirus, nos cellules vont produire d’elles-mêmes la protéine Spike, ou spicule. Les spicules sont les picots qui hérissent la couche extérieure des coronavirus et qui lui servent de porte d’entrée pour infecter les cellules. Mais les spicules sont inoffensives en elles-mêmes : en fabriquant puis en détectant ces dernières, le système immunitaire va fabriquer les anticorps qui vont permettre de faire rempart au coronavirus. La protéine S va être repérée par le système immunitaire, qui va la bloquer avant qu’elle n’infecte les cellules.

 

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Astrazeneca, Johnson & Jonhson, Spoutnik V : les vaccins à vecteur viral ou recombinants

Les vaccins à vecteur viral utilisent une version d’un virus atténué pour donner des instructions, sous la forme d’un code génétique, aux cellules de notre corps.

On utilise, pour cette mission, des virus de la famille des Adenoviridae : ces virus très variés (il en existe plus de 80 types), sont très bien connus de la communauté scientifique, qui est parvenue à les modifier de façon à ce qu’ils ne puissent plus se répliquer, mais qu’ils puissent toujours infecter une cellule. C’est pour cette raison que l’on nomme également les vaccins à vecteur viral des “vaccins à adénovirus recombinant” ou simplement “vaccins recombinants”.  

Contrairement à un vaccin classique, qui contient une version atténuée ou tuée d’un virus, le “virus à vecteur viral” utilise donc un autre virus vivant, rendu inoffensif, auquel on a greffé le code de la protéine contre laquelle on veut induire une immunité. Le virus va entrer dans la cellule et y délivrer son ADN. Cette dernière va alors convertir l’ADN du virus en ARN, puis créer les protéines du virus… en l’occurrence, celles qui ont été préalablement greffées à son génome. L’adénovirus opère donc comme une sorte de cheval de Troie. Le système immunitaire va alors détecter ces protéines et produire les anticorps adaptés. 

Dans le cadre du coronavirus il s’agit, une fois encore, de la fameuse protéine S, ou Spike. 

Dans l’immédiat, trois types d’adénovirus sont utilisés pour les vaccins : un adénovirus de chimpanzé pour l’AstraZeneca-Oxford (dont le nom est désormais Vaxzevria), l’adéno 26 par le laboratoire américain Johnson & Johnson, ou encore l’adéno 5 pour le vaccin chinois développé par le laboratoire CanSino Biologics Inc.. Le vaccin Spoutnik V, du laboratoire de recherche russe Gamaleya, utilise quant à lui des souches d’adéno 5 et 26.

 

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Source OMS

 

 

Novavax, Sanofi-GSK : les vaccins à sous-unité protéique

Ce type de vaccination est encore moins connu et d'ailleurs, aucun d’entre eux n’a encore été mis sur le marché, mais il sera mis sur le marché vers le mois d'octobre. 

Les vaccins sous-unitaires ne contiennent pas de composants vivants de l’agent pathogène, mais uniquement des fragments antigéniques. Autrement dit, le vaccin va présenter uniquement une protéine spécifique, isolée de son agent pathogène. Dans le cas du coronavirus, il s’agit toujours de la protéine Spike, présente sur la surface du SARS-CoV-2. 

Au même titre que les vaccins inactivés, les vaccins sous-unitaires ne contiennent pas de composants vivants : ils sont donc jugés très sûrs. Ce type de vaccins est d’ores et déjà utilisé pour protéger de la grippe ou contre l’hépatite B. 

Le vaccin le plus avancé de ce type est le vaccin du laboratoire Novavax. Les laboratoires français Sanofi Pasteur et anglais GSK travaillent de concert à un vaccin dont la phase 3 débutait au second trimestre 2021. 

 

 

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Source OMS

 

Un vaccin sous-unité n’utilise que les parties très spécifiques d’un virus ou d’une bactérie que le système immunitaire doit reconnaître. Il ne contient pas le microbe en entier et n’utilise pas un virus sûr comme vecteur. Les sous-unités peuvent être des protéines ou des sucres. La plupart des vaccins figurant sur le calendrier vaccinal de la petite enfance sont des vaccins sous-unité, protégeant les individus contre des maladies telles que la coqueluche, le tétanos, la diphtérie et la méningite à méningocoque.

 

 Lien complémentaire illustré pour comprendre les différentes méthodes.

OMS

 

Sur ce lien comparatif des vaccins

Comparatif des vaccins

 

Sur ce lien explications en vidéo

Video

 

Sur ce lien conseil scientifique indépendant

Le Conseil Scientifique Indépendant

 

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Je cherche un visuel plus récent, désolée
 

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Le taux de couverture vaccinal devait être, initialement, de 70%, finalement la targuet est de 90% ! (Pourquoi?) 

 

La France prend largement la tête du classement "contre" avec 33% de ses habitants préférant éviter ce vaccin ou le passe sanitaire.

Ensuite le Gabon  avec 26%

Le Togo 25%

La Russie 24% d'opposants

La Suisse 22%

L'Arménie 21%

L'Autriche affiche 21% de septiques

La Belgique 21% 

L'Island 21% également

Haïti et Burkina Faso, dans les caraïbe 20%

Source  medisite.fr

 

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cliquez sur l'image pour voir plus grand 

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A-t-on le droit d'être contre la vaccination des jeunes adultes considérant que le bénéfice risque est très différent? 

 

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Comparons les politiques sanitaires 

 

 

La Suède

 

Pour une population de 10,15 millions d’habitant en 2021, 14 682 décès attribué à la Covid-19.

Le taux de mortalité pour 1 000 habitants est à ce jour de 1,44 inférieur à celui de la France qui est maintenant supérieur à 1,7/1000.

Un tel écart se traduirait en nombre de décès à près de 18 000 décès si la France avait le même taux que la Suède. 

À la différence de la France, depuis début juin, la Suède a abandonné la plupart des mesures sanitaires : port du masque, ouverture des magasins, restaurants, absence de passe sanitaire, etc.  Le taux de vaccination est de 54,1 %, étant en France de 58,1 %.

 

Un premier palier de vaccination avait été atteint à mi-juin 2021 en France. Sur les derniers mois, la France connaît une reprise simultanée des nouveaux cas avec même une recrudescence des décès. Il est aujourd’hui manifeste que la situation de la Suède est plus favorable. Le taux de décès sur les dernières semaines est très inférieur en Suède : 60 décès sur juillet et août, plus de 2 900 depuis le 1er juillet en France. La différence de population, 10 millions contre 67 millions (soit x 6,7) pour un écart de mortalité liée à la maladie de 60 pour 2 900 sur ces deux derniers mois (soit x 48). Avec le taux de la Suède, nous aurions environ 400 décès et non 2 900.

 

 

 Le Japon 

 

Le taux de vaccination au Japon est de 43,8 % et la vaccination a progressé lentement depuis mai 2021.

 Le taux de mortalité Covid pour mille habitant est de 0,12/1000 avec 15 879 décès. En appliquant ce ratio, la France aurait environ 7 500 décès au lieu de 115 000.

 

Le Danemark


Le taux de vaccination au Danemark est très avancé : 71,1 % avec une campagne qui est montée en puissance à partir de mai-juin 2021.

Le taux de mortalité Covid pour mille habitant est de 0,44/1000 avec 2 577 décès. En appliquant ce ratio, la France aurait environ 30 000 décès.

 

 

En résumé

 

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Faites vos propres conclusions.  Autorisez vous le doute, on a le droit de douter, d'hésiter, c'est humain, car on n'est jamais sûr de rien !

Source 

 

 

Autres Sources

Le monde - progression-de-la-vaccination-en-france-et-dans-le-monde

Ouest France es-inegalites-enormes-entre-les-continents

le monde - couverture-vaccinale-des-departements

franceculture.fr

sante.journaldesfemmes.f

Voir aussi 

pourquoi-le-prix-des-vaccins-pfizer-et-moderna-flambe

 

vaccin/japon-chine-coree-du-sud

 

 

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 J'ajoute une video, le problème c'est pas tant les vaccins

 



28/08/2021
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