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Etes vous trop émotif ou hypersensible ?

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Dans une société réprime les débordement, fusent les "tu vas te calmer!", car on  privilégie la maîtrise de soi, le self-control à tout épreuve, l'émotif est trop souvent jugé trop vulnérable, fragile. 

 

Une grande sensibilité est- elle une force ou une faiblesse ?

 

 

Le diktat du bien-être et de l'équilibre nous fait ressentir les émotions comme négatives du fait du mal-être ou de la gêne sociale qu'elles peuvent provoquer.

L'émotion qui nous traverse est bel et bien un déséquilibre transitoire. On dit "être bouleversé".

 

Devons nous combattre les émotions, les réprimer, ou les accepter ? Apprendre à les gérer ? Opter pour le contrôle, la maîtrise de soi ou le lâcher prise ?

 

 Les émotions et leur mémoire court-circuitent le cerveau rationnel, le cortex, celui qui réfléchit et prend les décisions. De mauvaises relations se mettent dès lors en place entre cette partie rationnel et la partie instinctuelle, qui assurent aussi nos fonctions vitales (respiration, température du corps…) ; nous savons grâce à l'imagerie cérébrale que des câblages se font moins bien, que les informations ne circulent pas correctement dans ces moments-là, ce qui peut provoquer des réactions inappropriées ou disproportionnées. Comme lorsque la peur ou le désarroi déclenche un fou rire, par exemple !

 

Les émotions, ce ne sont pas que les larmes, ce sont aussi les coups de sang ! Les explosions de colère.  Refouler un agacement, un énervement n'est pas sans risque, car il finit souvent par se manifester de manière déplacé et du coup inappropriée ou injustifié, ou bien s'exprimer sur la mauvaise personne. Les adultes qui se défoulent sur une personne inconnue au mauvais endroit, au mauvais moment ou sur leur conjoint ou leur enfant ne sont pas rares ! La pression, quand on entrave sa sortie en un point, risque fort de resurgir ailleurs ou bien, se manifester d'une manière détournée par les MAUX du corps, ce que l'on n'EXprime pas (mettre au dehors) s'imprime dans le corps. Et là, c'est un sujet à part entière que je vous invite à explorer sur un article complémentaire :  Impacte des émotions sur la santé  

 

Il y a ceux qui se sont coupés de leurs émotions et qui semblent ne rien ressentir. Froids et impassibles. 

Quand certains sont anéantis par une rupture, d'autres semblent ne rien ressentir et se détacher facilement sans déstabilisation majeure, à les voir, on penserait que c'est une chance ! 

Pourtant, il ne faut pas se fier aux apparences... 

 

Entre ces deux extrémités, existe un équilibre à trouver qui ne va pas de soi. 

 

Être apte à affronter les ruptures, que ce soit affectives, professionnelles, déménagement... sans trop de déplaisir est un atout. Il y les adeptes des chamboulement, les instables chroniques, voir ceux qui préfèrent provoquer les ruptures pour éviter de les subir, et ceux qui veulent préserver la stabilité à tous prix, même au détriment d'eux-mêmes, ou bien à prendre en parti sur soi, mais rester capables d'accepter le changement quand il s'avère nécessaire, voir vital.


Certains sont davantage à l'écoute des autres et de leurs besoins, qu'à l'écoute d'eux-mêmes, là encore le juste équilibre n'est pas évident.

Être sensible aux autres, c'est faire preuve d'empathie, c'est un atout précieux tant que cela ne nous lèse pas. Éviter les conflits c'est mieux, mais parfois, ils sont nécessaires voir inévitables. Préférer asséner une vérité plutôt que ménager l’autre pour éviter une rupture potentiel c'est faire preuve de courage. Surtout quand le respect de vous-même, vos valeurs et vos convictions profondes sont mises à mal. La peur de déplaire, de blesser l’autre ne doit pas mener à l’autosacrifice.

La sensibilité ne devient un handicape que dans ces conditions là.

Il n'est pas toujours facile de se faire respecter, parfois on n'a pas d'autre choix à première vue, mais il n'est pas facile non plus de s'épanouir si l'on n'est pas respecté, voir si l'on est humilié ou que l'on renie ce que l'on ressent pour éviter de subir les conséquences, d'être viré, quitté ou rejeté ou encore affronter la colère de l'interlocuteur en retour.

 

Ce qui est refoulé peut soit s'exprimer à travers le corps ou bien se libérer quand l'accumulation arrive à un point ou le trop-plein est expulsé de façon volcanique.

 

Phénomène infra-verbal, l’émotion prend sa source dans les parties archaïques du cerveau, et nous ne nous apercevons de son existence que bien après son déclenchement.

Pour éviter d'être dépassé, il faut accepter d’être traversé par elle, c’est une soupape saine et nécessaire, une décharge qui va permettre au système neurovégétatif de se ressourcer et de se rééquilibrer. 

 

L’émotivité découle de la sensibilité. Les individus sensibles reçoivent plus de stimulis, les ressentent de façon plus vive, on dit qu'ils sont "à vif", "à fleur de peau". Ils ressentent plus intensément mais aussi, sont plus perméables à un grand nombre d’informations, de sensations, que leur cerveau a du mal à intégrer correctement à cause de la surchage. 

 

TEST Etes vous hyper sensible

 

 

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CONSEILS

Surtout, restez à l'écoute de vous-même. Quand on se focalise sur les autres, quand on est dépendant de ce que ressentent les autres, on s'oublie !

 

Vous devez vous rassurer, ne plus diaboliser les émotions, reconnaître leur utilité et ne plus en avoir PEUR, ne pas les vivre comme des ennemis, se rappeler qu'une émotions nous traverse, elle ne fait que passer et le calme revient après la tempête !  Il ne faut pas tenter de s’en protéger mais apprendre à les gérer. Trouver pour se faire, ce qui vous convient le mieux. 

 

Afin de chercher à s’apaiser plutôt que réprimer ou refouler vous pouvez déjà vous isoler au calme, quitte à s'enfermer dans les toilettes si vous n'avez que cette option. Le mieux étant d'aller faire un tour, prendre l'air, respirer à fond et SOUFFLER.

L’émotivité a évidemment un lien avec la respiration. Tout s’emballe quand le souffle se bloque. Il faut essayer de le travailler pour qu’il devienne ample et doux. Se concentrer sur la respiration et sur les sensation, revenir dans le corps et les sensation.

Marcher dehors est idéal. Parler avec quelqu'un, se changer les idées. Se défouler physiquement. D'ailleurs c'est souvent un réflexe masculin, se défouler dans le sport ou le sexe.

Surtout éviter de compenser avec l'alcool, ou autre addiction.  

 

Définir ce que l'on ressent est cruciale, en effet, c'est un phénomène infra-verbal, l’émotion prend sa source dans les parties archaïques du cerveau, le simple fait de faire l'effort de mettre un MOT sur le ressenti nous fait sortir de la zone archaïque et nous ne sommes plus l'esclave de l'émotion ! Elle ne nous domine plus. Exemple, celui qui ressent la piqûre de la jalousie, s'il la laisse le dominer, peut perdre toute rationalité, et agir en conséquence ! A partir du moment ou il se dit "je suis jaloux" il est apte à prendre du recule, se détacher de l'émotion. Cela ne veut pas dire que tout s'arrête, non, cela permet de ne plus faire corps avec l'émotion, se distancier pour ne pas être l'instrument de l'émotion; 

 

Boris Cyrulnik évoque les douillets affectifs, ceux-ci sont plus sensibles que les autres. Si c'est votre cas, sachez que cela peut évoluer, certes, on ne change pas du tout au tout, nos blessures ne se volatilisent pas, mais on peut apprendre à mieux les gérer.

On évolue toute sa vie mais on ne peut pas évoluer sans interaction humaine.  Si nous n’avons personne à qui parler, notre cerveau ne se développe pas quand on est enfant et quand on est adulte, il continue d'évoluer au gré des rencontres et des échanges émotionnels.

Le cerveau a une grande plasticité, il est encore malléable et peut être encore sculpté par les interactions humaines ! Alors surtout, ne vous enfermez pas, côtoyez d'autres personnes, en dehors de votre cercle familier, nous avons tous besoin de nous sentir écouté,  entendu, compris, d'évacuer ... Si vous n'avez pas la possibilité d'avoir des échanges avec des personnes bienveillantes, et bien consultez ! Un thérapeute aura un échange avisé pour vous aider. Parler, être écouté par une personne neutre est salvateur.

 

Privilégiez la stabilité. L'antidote de l’anxiété et de la vulnérabilité c'est la sécurité et donc, se lier, aimer, se sentir aimé, être entouré de personnes fiables est sécurisant.

Restaurer la confiance en soi et l'estime de soi. Se faire aider dans ce processus. 

 

Il convient d’adopter une hygiène de vie basée sur les exercices physiques (même seulement la marche, aussi régulièrement que possible), les plaisirs intellectuels et les relations affectives.  Ce qui protège le mieux notre capacité d’apprendre et de comprendre, c’est de fournir des efforts intellectuels, voir les gens que l’on aime, nouer des relations, s’offrir des petits stress qui réveillent et évite de se laisser engourdir par la routine. Bref : continuer d’être affecté, touché, ému… et sentie vous vivant !

 

Faites-vous consoler. Que ce soit verbal ou physique (être pris dans les bras, contenu et bercé est très rassurant et apaise, nous avons une mémoire charnelle d'un moment ou nous nous sommes sentis en sécurité). Même adulte, nous avons besoin de ces moments là, admettez le et faites en sorte, si possible, d'avoir ce type d'échange avec une personne, même du même sexe, même plus jeune que vous. Il n'y a rien d'honteux ou déplacé à avoir besoin de câlins. Regardez les animaux, la majorité des espèces ont des échanges affectifs...

 

Ou que vous soyez, si vous avez besoin d'écoute ou de soutien il est possible de contacter créer son bien être. Utilisez le formulaire de contact.

 

 

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23/11/2019
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