creer-son-bien-etre

creer-son-bien-etre

Pollution intérieure, plus nocive que la pollution extérieure

pollution-air-interieur.png

Source image  .spring-cleaning.fr

 

 

Pollution intérieure, reconnue comme la 8eme cause de mortalité dans le monde

Il existe des sources variées de pollution dégradant la qualité de l’air d’un logement et elle est plus dangereuse que la pollution extérieure.  

Les effets à plus ou moins long terme sur la santé sont à tel point nocifs que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) estime qu'il est question d'un enjeu sanitaire majeur. Dans le rapport publié le 17 avril 2018 par l'Institut américain Health Effects Institute il est mentionné que que la pollution intérieure a provoqué 2,6 millions de morts dans le monde en 2016, la hissant ainsi au rang de huitième cause de mortalité mondiale. Parmi les décès notamment imputables au chauffage et à la cuisson des aliments aux combustibles solides (bois, charbon, matières organiques...).

 

Toute une flopée de COV (composés organiques ­volatils), circulent dans l’air ambiant, certaines substances a priori sans risques pour la santé, mais aussi des irritants, des allergènes, des composés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Ces COV proviennent des produits que nous utilisons au quotidien, mais aussi les matériaux, les produits des travaux de déco ou de rénovation, du sol au plafond, sont utilisé, placoplâtre, colles, solvant, vernis, les meubles en aggloméré ou contreplaqué ( ils ont longtemps émis en quantité du formaldéhyde, ce gaz irritant, allergisant et cancérogène du fait des colles à base de formol, qui lient à bas coût les particules de bois. Sachez que certains label garantissent des matériaux plus sains).  

La famille des aldéhydes, avec le formaldéhyde, un gaz très irritant, allergisant et, plus grave, cancérogène par inhalation. Parmi les pires polluants de l’air intérieur. Malheureusement, il n’est pas interdit et une multitude de produits et de matériaux en émettent. Les tissus d’ameublement ou de rembourrage traités. Mais aussi les insecticides, les parfums d’intérieur et les sprays assainissant.

Dans les dernières analyses d’air intérieur effectuées par Que Choisir en 2010, 100 % des locaux en contenaient, dont 78 % à plus de 10 µg/m3, une teneur inquiétante pour un composé aussi nocif. S’y ajoutent les composés organiques dits semi-volatils, qu’on trouve surtout dans les poussières et sur les meubles. Phtalates des plastiques en PVC, retardateurs de flammes des ordinateurs, des téléviseurs, pesticides des antimites, des antipoux, des colliers ou sprays antipuces des chiens ou chats, des insecticides et des pulvérisateurs pour plantes d’intérieur. Les analyses de poussières que nous avons réalisées dans dix logements en 2012 ont montré que les phtalates étaient omniprésents.  quechoisir.org

Nous sommes heureux d'emménager dans une maison flambant neuve, ou rénovée et pourtant, ces nouveaux matériaux, diffusent au file du temps (des temps très longs, jusque 12 ans) des micro particules nocives pour notre organisme. 

Une étude menée conjointement par le CSTB et l’Ineris 54 produits ménagers grand public de l’ensemble du marché ont été testé. En tête des polluants émis, le formaldéhyde, pour 91 % des références, suivi du d-limonène (43 %). L’utilisation des 20 produits les plus émissifs fait augmenter les ­concentrations en COV de l’air intérieur et, dans la plupart des cas, la concentration en aldéhydes. De plus, les polluants réagissent chimiquement au contact de l’air, notamment avec l’ozone, et provoquent la formation d’autres polluants, dits « secondaires », parmi lesquels le formaldéhyde et les particules très fines de taille critique pour la santé, parfaitement calibrées pour pénétrer dans les alvéoles des poumons. Les mesures réalisées en maison expérimentale prouvent que la pollution réelle est supérieure aux résultats des analyses de polluants effectuées en laboratoire.

Si vous voulez en avoir le coeur net, sachez qu'il existe des appareils de mesure du COV (composés organiques volatiles)

Ces particules fines sont un danger pour notre santé, à force de les inhaler elles peuvent être cause de cancers, allergies, maladies cardiovasculaires, maux de tête, atteintes du système nerveux et de différents organes... 

 

Ensuite nous avons la pollutions de monoxyde de carbone qui provoquent des centaines ­d’intoxications mortelles. À moindre concentration, il cause des maux de tête chroniques, des nausées, une fatigue inexpliquée qui nous il empoisonne lentement. Inodore et incolore, ce gaz se révèle d’autant plus dangereux qu’il est indétectable. Il est refoulé dans la pièce par les appareils à combustion quand la combustion se fait mal. Pour éviter ce risque n'hésitez jamais à faire ramoner les conduits de fumée, entretenir la chaudière et le chauffe-eau.

 

Les moisissures ne sont pas seulement inesthétiques, elles sont tout aussi malsaines. Les moisissures émettent des spores qu’on inhale en respirant. Elles peuvent être allergisantes, et parfois même toxiques. 

 

Si la majorité d'entre nous se soucis surtout de la pollution EXTÉRIEURE, paradoxalement, c'est sans doute que l’intérêt médiatique se focalise sur la qualité de l’air en milieu urbain. Pourtant, il semblerait bien que la pollution à l'intérieur de l'habitat soit jusque 7 fois supérieur à la pollution extérieure...

C'est la raison pour laquelle une obligation de ventilation à double flux pourrait devenir obligatoire à l'horizon 2020, mais leur installation risque d'engendrer des travaux compliqués et coûteux. 

 

pollution maison-1.jpg

Source image  asthme-allergies.org

 

pollution bureau1.jpg

qualite-air-interieur-sante-publique

 

CONSEILS

 

Notre maison n’est pas un hôpital et d'ailleurs, un milieu aseptisé vous rendrait moins résistant aux affections. Il est donc inutile de désinfecter sa maison du sol au plafond avec de l’eau de javel, d’asperger sa douche de mousse anti-tartre et de tout parfumer avec des bombes désodorisantes, ce type de produits, qui se vantent de "purifier" et "d’éliminer 99% des bactéries", sont loin d’assainir votre intérieur, ils accentuent la pollution en diffusant des composés organiques volatils ou semi-volatils (COV, COSV) dans l’air.

 

Limiter le nombre de produits ménagers au strict nécessaire, de préférence des produits non élaboré (vinaigre blanc bicarbonate savon noir) préférez un chiffon légèrement humidifié plutôt que la bombe dépoussiérante ou les lingettes parfumées, passer l’aspirateur de façon régulière, puis la serpillière humide sur les sols lisses.

Et aérer longuement quand vous nettoyez.

Evitez les produits d’entretien parfumés et désodorisants : ils émettent des terpènes, qui sont employés comme parfums. Beaucoup sont irritants ou allergisants.

Éviter les sprays assainissants aux huiles essentielles. Sous prétexte qu’ils sont vendus en pharmacie, en parapharmacie ou magasin bio, ils inspirent confiance mais le test de Que Choisir démontre qu’ils ne sont pas moins polluants que les désodorisants industriels. Idem pour les bougies parfumées, brûle-parfums, encens, ou sprays assainissants à base d’huiles d’essentielles qui doivent être utilisés avec prudence et parcimonie. D’autant plus par les personnes allergiques ou asthmatiques.

 

Aérer très généreusement lors des travaux de bricolage, de déco, de rénovation, et pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, idem après l’installation d’un meuble neuf.

Pour les éviter les moisissures, il faut bien ventiler le logement après la douche ou le bain, quand on fait sécher le linge dans une pièce déjà humide et ou mal ventilée, l’air se charge en vapeur d’eau. Si les murs sont froids, c’est la condensation immédiate et, peu à peu, l’apparition de moisissures. On rencontre souvent ce problème de moisissures dans les logements équipés d’un chauffage électrique. Les occupants coupent les radiateurs en partant le matin, les murs se refroidissent dans la journée, dès qu’on génère de la vapeur d’eau le soir, elle condense sur les murs. Mieux vaut baisser la température il ne faut surtout pas couper le chauffage. Le logement sera d’autant plus facile à réchauffer le moment venu.

Le séchage du linge, attention, en séchant, le linge fait grimper le taux d’humidité. Du coup, on évite de placer son séchoir dans une pièce qui ne peut être aérée et on proscrit la chambre à coucher pour étendre. Bien évidemment, il est difficile d’appliquer ces règles à la lettre lorsque l’on vit dans un studio de 20m2. Dans ce cas, notre expert conseille de s’équiper d’un absorbeur d’humidité type Rubson. L'idéal reste encore de pouvoir le sécher dehors.

Appliquez au spray du vinaigre blanc avec quelques gouttes d’HE tea tree sur les zones de moisissure.

 

Quant aux acariens, sachez qu'ils ne résistent pas au froid et à la lumière. Alors aérez même l'hiver laissez passer la lumière et aspirez. Méfiez vous de la mention antiacariens, elle n’est pas une garantie d’efficacité. Il sont souvent irritants et il arrive même que des substances allergisantes soient utilisées dans ce genre de produit, d’ailleurs, les allergènes se trouvent dans les déjections et les cadavres d’acariens. On les élimine plus sûrement avec un aspirateur plutôt qu'une bombe aérosol ou un pulvérisateur. Les industriel nous promettent tout ce qui semble faciliter notre vie, mais c'est souvent un leurre qui ne sert qu'à nous faire acheter. 

 

Il ne faut pas confondre aération et ventilation. Aérer est le fait de renouveler temporairement l’air en ouvrant les fenêtres et les portes. Ventiler revient à renouveler l’air en permanence à l’aide de systèmes comme une VMC (ventilation mécanique contrôlée). 

MAIS, si vous pensez neutraliser tout cela avec la VMC simple flux, qui est le plus abordable certes, mais je suis navrée de vous décevoir, non seulement son utilité est très restreinte, et de plus, la plupart du temps, mal installée, et mal entretenue, elle fait plus de mal que de bien. 

En effet, si les conduits ne sont pas isolés, et lorsque les conduits formes des coudes et que ces conduits ne sont pas de niveau, des flaques d'eau se créent avec la condensation, et cela devient des nids de bactéries et de pourriture innommables, pulvérisés dans votre intérieur, et cause de bien des maux...

D'autre part, avec une simple flux la maison, si elle est très bien isolée, ce qui est la norme aujourd'hui, est en dépression, l'air est simplement aspiré, donc, on retire plus d'air qu'il n'en rentre.  Avant les fenêtre avait une fente d’aération, ce n'est plus le cas par exemple. De plus, on aspire toute la chaleur en hiver,  avec le simple flux (on perd moins de chaleur avec une simple flux hygroréglable (et basse conso si possible, P<12W) qu'avec un réseau de ventilation naturelle ou grille haute / grille basse classique des années 60 70).  Avec la VMC simple flux hygroréglable, le renouvellement de l’air s’effectue par des entrées d’air hygroréglables en fonction de l’humidité ambiante.

Autre bénéfice en double flux est que ce type de ventilation récupère les calories de l’air extrait et l’utilise pour préchauffer l’air neuf provenant de l’extérieur. Il est aussi possible d’utiliser le by-pass pour rafraîchir l’habitation les nuits d’été. La VMC double flux permet donc de faire des économies de chauffage importantes grâce à la récupération de la chaleur présente dans l’air extrait d'ou l’intérêt de la jumeler avec une pompe à chaleur pour économiser de l'énergie.  

Une ventilation double flux installée dans les règles de l'art, a donc beaucoup d'avantages, si les français s'équipe quasiment uniquement de VMC simple flux en France, les Allemands et les Suisses sont tous au double flux sans doute à cause du coût largement supérieur mais le bénéfice l'est tout autant. 

La VMC simple flux hygroréglable ainsi que la VMC double flux entre  dans la norme RT 2020 

 

 La ventilation est indispensable, pour faire le bon choix, différents paramètres sont à prendre en compte selon votre région d'habitation, votre terrain, son ensoleillement, votre façon de vivre, etc. 

 

VOIR AUSSI La seconde VIDEO ARTE vous y trouverez d'autres solutions novatrices, peinture dépolluante, filtres... 

 

OUTRE cette pollution intérieure dont on n'entend peu parler en France, voici une autre forme de pollution intérieure tout aussi pernicieuse et qui ne suscite non plus beaucoup d'intérêt et pourtant ! Afin de ne pas surcharger ce premier volet, j'ai consacré un autre chapitre à la pollution électromagnétique, comprenant aussi des conseils pour limiter les dégâts cliquez pour le consulter :

                                                                                                      Pollution électromagnétique et santé

 

 

 

Source partielle : pollution-interieure-depolluer-maison 

 



26/02/2019
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 8464 autres membres